Traitre sur Commande – The Molly Maguires

28 01 2010

Des mineurs tentent de mettre au point un syndicat. Mais devant le refus des autorités, ils deviennent plus violents et sont sans cesse infiltrés par des mouchards.

Einstein : « les Etats-Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation. »

Traître sur commande

40 ans après sa sortie, le film a évidemment vieilli, plus par le désintérêt d’une corporation (le monde du spectacle) envers un cinéma vrai, engagé et militant (sans tomber dans le manichéisme primaire), que par un propos désuet. Le film est vieux car plus à la mode. Et d’ailleurs s’il se trouve dans cette catégorie « films oubliés », ce n’est pas « plus » mais « pas à la mode ». Il est vrai que faire un film qui se veut grand public en traitant du monde ouvrier, on a un peu oublié comment faire (même si des contres exemples existent).

A l’occasion de sa (re)-sortie en salle, on se demande comment ce film a pu passer inaperçu. Avec une histoire d’amour, des explosions, un acteur qui a joué James Bond, des bagarres et des grands espaces … Mais à y regarder de plus près, l’histoire d’amour n’apporte pas de sexe, les explosions sont des explosions par dépit et non de la pyrotechnie salvatrice, l’acteur qui joue James Bond à une moustache et est couvert de suie … Bref Martin Ritt a tout fait à l’envers, un vrai communiste !

Soyons un peu plus sérieux, le début du film est magistral (mention spéciale à la photo), pas un mot lors des 14 premières minutes et pourtant on ne s’ennuie pas, il se passe quelque chose, quelque chose dont le spectateur est le témoin ignorant. Dans le royaume du tout explicatif, le générique explosif frappe l’imaginaire, évoque certaines pistes, mais on ne peut que souhaiter en savoir plus. Qui ? Quoi ? Pourquoi ? Le reste vaudra le coup d’être vu pour cette confrontation d’idées, entre fatalisme, idéalisme ou poussée révolutionnaire. Chacun choisira son camp, sans avoir l’assurance d’avoir fait le moins mauvais choix. La fin étant d’un cynisme absolu.

vraivaleur.bmp

PS. Cela vient peut-être de moi mais le seul bémol que je mets au film c’est cette musique traditionnelle, qui si elle colle bien au thème est pesante et redondante à la fin.


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