Hanna

7062011

Hanna est une jeune adolescente de l’Europe de l’Est. Elle a été entraînée pour devenir une machine à tuer de sang froid. Mais Hanna découvre qu’une autre vie est possible lorsqu’elle rentre en contact avec une famille française, et surtout quand elle devient amie avec leur fille.

Hanna

Il y a beaucoup à dire sur ce film. Il y a du très bon et du mauvais, et sans doute ce qui définit le mieux le film est cette inégalité. Faisons donc le coup des plus et des moins. Selon ce que l’on aime ou pas dans le cinéma, chacun y trouvera peut être son compte.

LES PLUS : une véritable ambiance : forêt enneigée, désert, ville allemande, mini vans, parc d’attraction, etc. Une maîtrise du scénario avec une volonté de dérouler une histoire extraordinaire de façon réaliste, avec des opportunités à saisir sur le chemin, de la vie, des moments de grâce au passage… Nous suivons de plus plusieurs personnages et les ficelles de l’intrigue sont tirées petit à petit ; le tout est riche et s’étend pour créer un univers. Des personnages colorés, au sens propre comme au sens figuré, et globalement la recherche d’un certain style, inspiré de grands réalisateurs, que le film atteint parfois dans de courts moments ou dans certains plans. Une actrice excellente, surprenante de maturité. Des scènes où celle-ci découvre le monde, très axées sur une sensualité et une langueur à la Sophia Coppola, qui convient bien au cinéma et qui sont très bien filmées.

LES MOINS : des scènes d’action ratées : une petite nana qui se bat contre des gros durs, il faut avoir un bon niveau en magie du cinéma pour les faire passer, là on en est loin. Il y a même l’erreur magistrale d’une scène de baston réalisée en plan séquence où on se rend bien compte que les coups ne sont pas portés. Une ambition de simplicité trop haute (manque de personnages, situations parfois caricaturales) qui s’accorde mal avec la complexité que l’on est en droit d’attendre d’un scénario d’espionnage. Certaines parties, ou certains personnages sont sous traités, en particulier la méchante dont on peine à comprendre les motivations (décidément Cate Blanchett en méchante ça ne fonctionne pas). Une bande son border line par moments niveau techno, et une fin un peu nulle et téléphonée.

Un film fait par une personne qui aime le cinéma sans aucun doute, et qui s’inspirent avec raison de certains réalisateurs reconnus dont les styles sont très différents et s’accordent avec difficulté ; Tarantino, Kubrick, Coppola (la fille) pour ne citer que ceux là. Un réalisateur à suivre qui pêche cette fois-ci par excès d’ambition, mais qui s’en tire plutôt bien.

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