Toute bonne fin a toujours une suite

21122012

Fav a raison, Bowie ça a une autre tenue :

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21/12/12

21122012

Pas de fin du monde mais la fin du blog, des blogs et du cinéma.

A plus sous d’autres cieux.

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The Campaign

10112012

Deux candidats s’affrontent pour le poste clef de député. L’un est aguerri est aux joutes politiciennes (Ferrell), l’autre va les découvrir très rapidement (notre ami grec).

The Campaign dans FILMS teh-campaign-202x300

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nota Bene de haut de page. Le cinéma ça n’a jamais vraiment marché comme les mathématiques, mais pour les besoins de ce post, nous dirons que si.

Il y a des équations qui sont assez faciles à résoudre, quand vous voyez Cronemberg + S. King + C. Walken et bien vous savez que le film va être une réussite; quand c’est M. Bay + J. Bruckheimer + N. Cage (ou W. Smith, ou E. McGregor) on sera plus proche de la bouze à 200 millions de dollars. The campaign marche de la même façon, c’est l’alliance du réalisateur d’Austin Powers, Mon Beau Père et Moi avec un producteur Adam McKay, bien connu pour son association avec Will Ferrell. Quand vous ajoutez en plus une valeur sûre telle que Ferrell et la valeur montante qu’est Zack Galifianakis, vous ne pouvez pas vous tromper ni même être déçu, vous avez votre dream team..

Film extrêmement drôle car extrêmement lourd, il ravira les conquis de la première heure autant qu’il énervera les allergiques aux comédies américaines, qui auront vite fait de ranger le film dans la catégorie POUR ADOS ATTARDES. Et ils auront raison sauf qu’il existe des ados attardés qui s’assument.  Mais c’est un autre débat.

On pourrait reprocher simplement que chacun des protagonistes mentionnés ci-dessus, ne se cantonne à nous jouer sa petite musique habituelle et que de surprise il n’y en ait pas vraiment (mention spéciale pour le dénouement). Mais faire un tel reproche ce serait comme reprocher à Bud Spencer et Terrence Hill, d’avoir toujours oeuvré dans le même registre, et bla et bla et blal bla. Et bien je m’insurge et j’ assume (en plus de la référence à Terrence Hill), Ferrell et Galifianakis, je les aime dans ce genre là. Celui de l’abruti de service, ce pitre grand malade au service de tous, et à l’unique prétention que d’être aussi gras qu’idiot.

La répartition des rôles est excellentes, Ferrell et l’ami grec campent 2 rôles qui correspondent exactement à leur position sur l’échelle du cinéma comique mondial, Jay Roach est avant tout un réalisateur, et la présence de McKay, toujours bon pour placer le bon (gros) mot, tout en le contextualisant dans l’univers américain (bonjour la quantité de références qui seront zappées par les néophytes). Un film qui se décline comme un kiss cool, ça passe agréablement le temps, il y a toujours plusieurs effets, et pour peu qu’on ait du coca, ça devient explosif.

Un grand fuck au sérieux et à ceux qui l’érigent comme valeur suprême.

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Sur la Route

4112012

Les tribulations de Sal à travers l’Amérique des années 50 et à travers un être qui le fascine autant qu’il l’inspire, l’imprévisible Dean Moriarty.

Sur la Route dans FILMS on-the-road-219x300

Il existe deux façons d’adapter un livre. Faire le copier/coller le plus proche de l’oeuvre pour ne pas insatisfaire les lecteurs adorateurs du bouquin, ou alors tenter de transcender, d’apporter un regard neuf, enfin d’essayer d’en faire quelque chose de moins statique. Mais à y bien réfléchir, parfois, rendre hommage c’est peut-être la pire chose qui puisse être faite.

Sur la Route étant malheureusement un des rares livre que j’ai eu l’occasion de lire, je le redis, mais, malheureusement, cette adaptation de Sur La Route est d’une fadeur qui confine à l’indigence. D’une oeuvre dense et rythmée, Walter Salles en fait un film long et lent. Cette merveilleuse écriture, ces fantastiques tirades sont délaissées au profit d’une succession de scénettes dans lesquelles des acteurs à contre emploi tentent d’exister mais ne font que réciter un texte trop grand pour eux. Les grandes lignes du bouquin et les petits détails sont présents mais ça ne suffit en rien à en faire un bon film.

Car à la subversion, à l’esprit de liberté, à cette ode à la folie furieuse et joyeuse, Walter Salles ne rend clairement pas hommage, pire il trahit l’essence même de son inspiration en en faisant un objet plat, qui suit à la lettre le plan qu’il s’était fixé . Le peu de magie qui restait finit par s’évaporer, Kerouac faisait souvent allusion au « it » des Jazzman, cet instant unique où le temps s’arrête, où mieux que ça d’ailleurs, où le musicien finit par le contrôler. En regardant ce film on se rend bien compte qu’il y un monde entre maîtrise et banale adaptation, Salles n’a pas trouvé son IT.

L’oeuvre a toujours été jugée inadaptable, et malgré le savoir faire du réalisateur, dont pourtant certains films auraient pu se rapprocher de l’esprit BEAT (Central do Brasil, Carnets de Voyage), la prophétie semble s’être réalisée.

Il n’y a malheureusement qu’à regarder la tronche des acteurs pour ce rendre compte que la partie était perdue d’avance. Dean Moriarty, est un personnage solaire, un mythe presque, un voleur de bagnoles de haut niveau, un buveur invétéré, un dragueur infatigable et au lieu de quoi on se retrouve avec Garrett Hedlund. La comparaison photographique ci-contre est d’ailleurs assez édifiante. De deux vagabonds on nous a fait 2 fils à papa BCBG.

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Le pire dans tout cela, c’est que si vous n’avez pas lu le livre, vous ne voudrez probablement jamais le lire.

On The Road, par W.S. n’est q’une publicité mensongère.

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Project X

3112012

Des ados organisent une soirée pour l’anniversaire de leur pote, malheureusement (?) pour eux l’expérience va dégénérer.

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Je suis pas bien certain que ce film soit bon, mais je suis à peu près sur qu’il n’est pas indigne d’intérêt et puis pour tout vous avouer, j’ai quand même pris un plaisir coupable à le regarder. Ce teenage-movie, à destination de gens qui ne le sont plus trop (des teenagers), Project X, a tout de l’esbroufe grandeur nature. Le plaisir coupable du gars qui sait qu’il se fait enfiler, mais qui y trouve son compte.

L’image bouge, les couleurs sont chaudes, on se croirait sur MTV, les tubes de NAS, DRE, D12 s’enchaînent dans l’allégresse des vertes années perdues du spectateur. On franchit les interdits et on se remet à rêver chose pour laquelle le cinéma ne devrait être qu’exclusivement réservé, ou tout du moins jusqu’à un prochain article où je vanterai avec véhémence l’inverse. Mais l’essentiel est ailleurs, Project X regorge profondément de bonnes et de faciles nanas, elles bougent leur boule, les conneries s’enchaînent gentiment, on se croirait dans Supergrave, mais y-a pourtant quelque chose qui reste collé aux dents. Et si ne n’était plus une farce, et si la sacro-sainte morale Apatowienne n’était pas respectée, sacrilège, damnation et si le cynisme et la dernière lueur d’espoir et d’humanité du cinéma américain n’était pas partie en fumée avec la baraque des jeunes ados ?

Car les 5 dernières minutes du film ne laissent place à aucun doute, tel Alex relevant la tête et regardant le spectateur dans Orange Mécanique, le héros pré-pubère américain vient de traverser une phase importante de son évolution pour évoluer désormais dans ce que notre cher amis Hulk Hogan appellerait le New World Order.

Une nouvelle moralité mondiale monde, avec pour complices, vos amis, votre famille, les médias. Et puisque que vous êtes chanceux des gogos vous imiterons, les médias relayeront, vos amis …. bref vous avez compris.

Probablement le film le plus en phase avec son époque, pour le pire (sa forme) que pour le plus pire (son fond). A voir donc.

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Italian for Beginners

1112012

Dans une ville du Danemark, le quotidien de six personnages s’entrecroise, notamment dans un restaurant, une église et un cours d’italien pour adultes.

Italian for Beginners dans FILMS italian_for_beginners-204x300

Je ne sais pas si vous faites comme moi, mais quand on me parle du Dogme 95, je m’empresse toujours dire que c’est génial, que Lars Von Trier est grand, que l’idée est brillantissime, et puis je dis vite au revoir et je repars regarder le replay des derniers épisodes d’Hollywood Girls 2. Mais aujourd’hui, en exclusivité, je peux lâcher le morceau, sous couvert d’anonymat, ne souhaitant pas jeter le trouble, l’embarras et le bannissement de ma famille, du dogme, mis à part Les Idiots et Festen, je suis bien incapable de sortir un troisième titre qui m’a fait dire, OH PUTAIN TROP BIEN LE DOGME 95. Car, d’une, plus personne ne parle comme ça de nos jours et de 2, je n’avais pas encore vu le film qui pouvait justifier un enthousiasme tel pour ce fameux traité abandonné à peu près aussi vite par ses créateurs.

Alors autant dire que ce Italian for beginners, est resté un long moment sur mon disque dur entre Tarkovski, le dernier film iranien présenté à Cannes et tout un tas de films dont les noms ne m’évoquent plus rien, si ce n’est que je dois absolument arrêté de me fier à un simple titre pour lancer des téléchargements, et quand je dis cela je ne pense pas à Abraham Lincoln et Buffy chassent les Vampires.

Mais, après tout, c’est bien connu, un film dont on attend rien, c’est au pire, 5 minutes de perdu jusqu’à qu’on ait appuyé sur STOP, ou alors, et c’est le cas ici, une chouette surprise (ce langage aussi est désuet).

Sous son gros grain qui tâche autant qu’un vin de pays de l’aude, se cache une putain d’écriture cinématographique, des portraits assez géniaux et, et c’est le plus important, un humour géniallisime, assez proche du Director de Lars Von Trier, et assez proche de l’idée que je me fais de l’humour Danois. Malheureusement, n’ayant passé que 24h de ma vie au Danemark et n’ayant jamais parlé à un danois, je ne peux vous dire si je vise juste ou pas.Ce que je peux dire c’est que ce film doit être vu de toute urgence.

Le film le mieux écrit et le plus drôle depuis l’arroseur arrosé, c’est une certitude. A y réfléchir de près, ça en devient presque gênant de voir la talent qu’il y a magnifier le moindre détail pour le rendre essentiel. Chaque idée est brillante, tout est d’une absurde logique implacable et cela reste human after all, comme dirait daft punk.

L’histoire de la vieille gloire locale qui a joué contre la juventtus de turrin, qui a cottoyé quelques italians, qui est sur le point de se faire virer mais qui finalement parle italien… du génie. Le pasteur qui roule en mazeratti (ou ferrari), génialement drôle. Un régal. Foncez !

 

vraivaleur3 dans FILMS

 







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