Lovely Bones

29012010

L’histoire est simple : Susie est une jeune adolescente qui s’est fait assassiner et qui depuis ce jour, observe sa famille et son meurtrier.

Lovely Bones

Sacré pari que ce film de Peter Jackson. Au sortir des très rentables Seigneurs des Anneaux (n’ayez crainte je n’en dirai pas de mal ! Je tiens trop à ma vie) et King Kong, Jackson peut semble-t-il tout se permettre. Lovely Bones est en tout cas un projet osé que l’on rapprochera de Créatures Célestes (un des, sinon son meilleur film). Mais au pays du Rugby, on a envie de dire que l’essai n’est pas transformé. Certaines attentes ne sont pas comblées, peut-être que la magie n’opère pas sur tout le monde, et j’en suis le premier désolé.

Et pourtant, la réalisation est des plus réussies, certaines scènes sont excellentes comme celle où la jeune soeur de Susie pénètre dans la demeure du meurtrier (à vous couper le souffle !) ou même le début du film. A ces moments précis on retrouve un Peter Jackson que l’on apprécie, à la fois créateur d’ambiance et facétieux.  La jeune interprète de Susie, Saoirse Ronan (mais commet font-ils pour dégotter autant d’enfants talentueux ? pourquoi la France n’est-elle pas touchée par cette vague de savoir faire ?), est parfaite pour le rôle, une sorte de Sylvie Testud jeune.

Et pourtant (bis), tout semble être en négatif, à cette magnifique scène précitée, s’ensuit une retrouvaille familiale pour moins mielleuse qui anéantit tout le travail et la tension des minutes précédentes. A la très bonne prestation de Susie, répondent en creux les performances de Rachel Weisz ou de Mark Walhberg (pas mauvais, juste invisibles). A ce début rythmé et construit, la fin désarçonne, sans que l’on ne comprenne ni le but, ni le sens, ni la portée. Le but est-il de faire pleurer la ménagère de moins de 50 ans ? Je ne m’attarderai pas sur les séquences « du Paradis » qui sont à mon gout totalement ratées et ne font qu’infirmer le propos (dans le même genre préférez The Fall).

Comme je l’ai dit précédemment, peut-être est-ce simplement une incompréhension de ma part, une incapacité à ressentir et à rêver. Ce film ne m’a pas fait rêver, il ne doit pas falloir être cartésien pour cela, mais comment apprécier le reste alors ? Ce film est un dilemme. Trop de talent utilisé à mauvais escient nuit. Et pourtant (ter) on ne lui en veut pas. A l’école on devait lui dire « Élève Jackson! 11/20 trop bordélique ». Ça tombe bien aujourd’hui je me sens une âme de professeur : Élève Jackson ! Trop Bordélique ».

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