La Guerre des Mondes

3112009

Des ET foutent la merde sur terre, Tom Cruise essaye de sauver sa peau, Steven Spielberg tente de filmer ça et HG Wells dans sa tombe se dit que c’est pas la même histoire qu’il a écrite.

La Guerre des Mondes est un blockbuster mais c’est avant tout un film de Spielberg. Alors forcément quand quelqu’un de ce talent visuel (pour le sens c’est autre chose) fait un film et qu’il s’agit de l’adaptation d’un des plus fameux romans de SF, on regarde.

La guerre des mondes

Ce qui fait débat dans ce post c’est le parti pris de Steven qui en l’espace de 2 minutes pré-générique final arrive à détruire ce qui faisait le beauté et l’originalité d’un tel film dans les grosses productions mondiales actuelles et dans la filmo de Spielberg en particulier. On ne lui reprochera pas de retomber dans ses travers car à n’en pas douter il les assume, mais tout du moins de replonger dans ce qu’une bonne partie du public lui reproche, un consensualisme mou, ce beni oui oui de la morale judéo-chrétienne.

Le film partait pourtant sur de bons auspices, l’image était plus sombre, moins sûre d’elle (certains la trouveront moche), l’hystérie réaliste, les destructions également, mais, car il y a un « mais », ce qui pouvait très logiquement être considéré comme une scène forte du film, LA scène. Celle où le père sur le champ de bataille est tiraillé entre retenir son fils ou secourir sa fille, lorsqu’il doit faire un choix, un choix horrible, monstrueux, cinématographique. Mais non, les gens ne changent pas, les réalisateurs à succès pas plus que les autres, et le fils que l’on croyait disparu réapparaît au dernier plan du film, le happy-end est là, la famille américaine est rassurée, la morale est sauve. Il y a eu 1 milliard de morts, mais le fils de Tom Cruise est vivant, ses conflits avec son père sont terminés. La puissance dramatique s’est dégonflée, la scène du champ de bataille perd tout son sens et Steven ne sait même pas rendu compte qu’il s’était foutu de la gueule des spectateurs.

A tel point qu’on ne sait même plus comment interprêter la dernière phrase : « les hommes ne meurent ni ne vivent en vain ». Quoique c’est peut-être l’idée de trop bien la comprendre qui effraye le plus.

valeurdchue.bmp







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