Thor

5052011

Au royaume d’Asgard, Thor est un guerrier aussi puissant qu’arrogant dont les actes téméraires déclenchent une guerre ancestrale. Banni et envoyé sur Terre, par son père Odin, il est condamné à vivre parmi les humains.

Thor

Aujourd’hui, faisons court.

Thor est un film de super héros comme chacun le sait, tiré de la mythologie Nordique dans laquelle il y a des Dieux et des Géants. Ceux là sont ennemis. Autour d’eux gravitent pas mal de mondes dont celui des humains. Le chef des dieux est Odin et il a deux fils : Thor et Kali. Thor a un marteau vraiment cool qui « bâtit aussi bien qu’il détruit » et cela sans tablette tactile.

Revenons maintenant à une mythologie moderne. Les dieux à la tête des studios ont décidé qu’ils allaient faire toute une série de licences de super héros histoire de vendre derrière une licence qui les regoupe tous et qui devrait rapporter un paquet de pognon d’une dimension mythique. Il y a donc dans l’ordre d’apparence Iron Man, Hulk (car on parle du deux où apparaît à la fin Iron Man), Thor, et Captain America qui arrive bientôt. Regroupé ils sont les Avengers, quatuor super-héroïque célèbre issu des comics américains.

Venons en au film lui même. Kenneth Branagh est un acteur anglais fou de théatre et de shakespeare, et voilà ce que ça donne un acteur anglais fou de théâtre et de shakespeare qui réalise un long métrage au 21ème siècle :

Première chose le film se décompose en deux parties : Chez les dieux et chez les Terriens. Le film alterne avec une redondance impensable ces deux épisodes – qui sont littéralement deux films différents – et ce sans aucune transition. En effet au théâtre la transition n’existe pas, on change simplement de décor. C’est malheureusement ce qu’il se passe ici. C’est dommage, on est quand même au cinéma et on aime bien la transition.

Donc scène chez les dieux. Bienvenue dans Richard Trois. Odin est la métaphore d’un roi bien sûr, et Thor et Kali ses candidats à sa succession – tragédie quand tu nous tiens. La psychologie des personnages, comme dans les pièces classiques, se limitent à une caractéristique principale et à un costume. Donc vous avez le vieux roi sage vétu d’or, le traître au visage très blanc qui porte des habits sombres, le méchant qui est un monstre à la peau grêlée, et puis vous avez Thor qui est blond et qui porte une armure. Il y a des longues scènes de dialogues tragiques et ampoulées mises en scène comme au théâtre, c’est à dire sans penser une seule seconde au sens des images, qui dans cet art sont absentes. Elles sont jouées comme on devait jouer au seizième siècle et se passent toutes dans des décors caricaturaux et limités dans l’espace, derrière lesquels il ne se passe rien. Le seul apport cinématographique de Kenneth Branagh à la pièce de shakespeare : le tout est riche en effets spéciaux ratés.

Sans transition aucune donc.

Scène chez les terriens. Bienvenue dans « beaucoup de bruit pour rien », starring Kenneth Branagh rappelons le. Donc on reprend les mêmes défauts et on recommence mais cette fois ci version pièce légère de shakespeare : on n’est plus dans la tragédie mais dans la comédie romantique. Décor unique là, on ne s’embête plus : une ville de province qui n’est composée que d’une rue au milieu du désert. Evidemment on est dans un blockbuster, et évidemment il est plus facile de faire péter un camion citerne contre un immeuble de 30 étages dans une grande ville, mais ça, c’est pas dans les pièces légères de shakespeare. Dans ce décor unique se joue le drame léger d’un amour qui a du mal à éclore, starring Natalie Portman dans le rôle de l’ingénue anachronique (ou de l’actrice qui vient toucher son chèque), affublée de son éternelle amie cynique à la Emma Thomson qui flingue le film avec des blagues qui nous rappellent à chaque instant que les Dieux n’ont pas leur place dans ce genre de pièce. Exit donc la tension dramatique mère : le bannissement de Thor de son Olympe, et notre cher héros n’est même plus le personnage principal dans cette partie de l’histoire (AÏE). Comme dans le shakespeare léger, tout se base alors sur deux choses : l’humour et les sentiments amoureux. Thor est donc ramené au second rang d’étranger débile, avec un running gag proche des visiteurs (Amenez moi les poulardes etc), si touchant à se croire divin dans un monde un ras du sol que Natalie, cette incroyable scientifique anti charismatique, glousse et papillonne.

Ensuite vous avez à nouveau une scène chez les dieux, etc. Tout le reste : le fbi, les combats de ouf que l’on est en droit d’attendre d’un blockbuster, l’aspect scientifique, la REALISATION, LE CINEMA, tout cela est absolument nulle, pour ne pas dire absent, totalement incompris par un réalisateur qui s’est trompé de siècle, et surtout trompé d’art.

NULLISSIME pour une licence de super héros. Pour un film qui combine deux pièces de théâtre radicalement différentes, c’est moyen, mais on ne parle plus de cinéma alors.

faussesvaleurs.bmp







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