Le rêve de Cassandre

15022011

Deux frères de condition modeste vivent au-dessus de leurs moyens. L’un des frères, garagiste, est dominé par le démon du jeu, l’autre fréquente une superbe actrice auprès de laquelle il se fait passer pour un riche fils de famille. Peu à peu, leur situation financière devient très précaire. Ils savent qu’ils peuvent en principe compter sur leur oncle qui a réussi dans les affaires. Effectivement, ce dernier peut résoudre leurs problèmes, mais en compensation il leur demande davantage qu’un petit coup de main…

le reve de cassandre

Il doit y avoir du bon à quitter Manhattan de temps en temps. C’est ce que doit se dire Woody Allen au regard de sa trilogie Londonienne (avec l’excellent Match Point et le pas si mauvais Scoop). On connait certes les personnages Alleniens désopilants, ce mélange anxieux, maladroit et charmeur (principalement dans les films qu’il a interprétés) mais on oublie souvent vite les qualités scénaristiques et le talent avec lequel il arrive à bâtir de solides et séduisantes intrigues. Pas de temps morts, une histoire qui sait quand rebondir (spoiler : combien de films se seraient contentés de s’arrêter au meurtre de l’oncle ?), des acteurs correctement dirigés (et pourtant il y a Colin Farrell) et un sujet passionnant auquel tout spectateur peut se rattacher.

On se trouve en présence d’un réalisateur dans sa force de l’age cinématographique. Le bonhomme a beau sortir un film par an, le métier est encore là, a contrario semble-t-il de la lassitude. Le tout est souligné avec justesse et discrétion par la musique toujours aussi envoûtante de Philip Glass.

Le film n’a pas rencontré le succès critique ou public escompté, et c’est bien dommage. En noircissant son propos, Allen a perdu certains de ses adeptes. Avec le Rêve de Cassandre nous accompagnons ces 2 frères sur le chemin tortueux qu’ils empruntent. Cette chronique de moeurs pourrait paraître manquer d’ambition. Et si ce n’était le contraire ? Et si ce manque d’ambition n’était pas dans la surenchère habituelle ? Les derniers plans du film sont en ce sens d’une géniale efficacité, tout comme cette relation fraternelle à mille lieues des lieux communs habituels.

Du bon cinéma, simple et grand public. C’est si rare d’être si brillamment distrait et interrogé, qu’il serait dommageable de s’en priver.

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