L’avocat de la Terreur

6042012

Le parcours de Jacques Verges au travers de nombreuses interview tentant de retracer une partie de sa vie.

L'avocat de la Terreur dans DIVERS l-avocat-de-la-terreur-219x300

Difficile de faire personnage plus controversé que celui de Jacques Verges. Difficile de faire plus mystérieux et plus passionnant aussi. Quand tant d’évènements et d’histoires tournent autour d’un même personnage, c’est juste hallucinant. De la résistance française à la guerre d’Algérie, au Liban, en passant par Mao, Pol Pot, Carlos ou Barbie, Verges fut de toute ces batailles. On est vraiment là en présence d’un sujet en OR massif.

Cette exercice, le documentaire sur une personne contestée et encore vivante, n’est pas toujours facile à mettre en place. Il faut tout le talent de Barbet Schroeder pour tenter de dévoiler le mystère sans laisser trop transparaître son opinion sous peine de plomber l’ensemble par une subjectivité déplacée. On ne peut empêcher une certaine fascination, encore faut-il tenter de n’y apporter aucun jugement, ce que Barbet S. fait. Les interventions sont de qualité (Carlos, Siné, Kopp), on évite le recours devenu désormais tellement habituel aux experts en tout genre, pour se concentrer sur des témoins de l’époque. Pas tape à l’oeil pour un sou, on se resserre sur un sujet dont on pourrait écouter avec plaisir 2 heures de plus (la partie consacrée à Carlos prenant le pas sur l’ensemble).

Le réalisateur est néanmoins bien aidé par son interprète et sujet de documentaire qui tout cabot, provocateur qu’il est, participe avec plaisir à ce tournage qui ne met qu’un peu plus sa soif de lumière en avant. Il n’y a qu’à voir les sourires esquissés à toutes les questions qui auraient été embarrassante pour tout un chacun mais qui participent pour lui d’un simple jeu, d’un exercice guère plus compliqué que ce qu’il a pu traverser au cours de sa carrière d’avocat. Racontant le procès de Klaus Barbie, il se plait à dire, parlant des avocats lui étant opposés :  »ils étaient 40 contre moi tout seul; chacun d’eux valaient 1/40 ième de ma personne ».  Il y a là un gargarisme aussi étonnant de sincérité qu’arrogant dans sa provocation.

Je ne sais pas vraiment ce qu’il faut en tirer, si ce n’est un homme en résistance perpétuel, toujours à la recherche des causes perdues et à l’attaque de l’ordre établi. A la fois brillant, opportuniste, insoumis et plus, et plus et plus… Plus doué que le meilleur arracheur de dents il ne peut s’empêcher de séduire et de convaincre. La carte de ses clients est tout aussi variées que nombre d’entre eux sont infréquentables. L’affiche semble dire,  »vous me jugez coupable ? très bien je vais vous montrer pourquoi vous avez tort ».

Bref, à voir de toute urgence, ce que raconte ce doc a des résonances très actuelle tant elles sont finalement universelles. Résistances, colonisation, terrorisme des concepts qui n’ont pas fini de faire parler.

vraivaleur dans DIVERS




Les Géants

12032012

Dans les Ardennes belges, 3 gamins, à l’abandon, reprennent leur destin en main le temps d’un été.

Les Géants dans Breaking Bad les-geants-225x300

Ces gamins sont partis dans un trip à l’américaine, le groupe de gamin confronté au monde extérieur, celui des méchants adultes. Délaissés par leurs parents,ils doivent trouver le moyen de bouffer, de dormir et de se protéger de toute attaque extérieur. Essayer d’y arriver fait un peu d’eux des géants. Mais contrairement à ce que l’on a l’habitude de voir, au lieu de boire du coca et de combattre des pirates et bien ils se pissent dessus, fument des pétards, et parlent comme des gamins de leur age, à base d’enculer, de pute et de connard. Il est certain que pour arriver à cette réalité là, il faut se préparer à faire siffler un petit paquet de chastes oreilles.

Dans un article curieusement disparu depuis, on disait tout le bien qu’on pensait du premier film de Bouli Lanners, Ultranova. On aurait envie de dire, bis repetita. Les Géants est de la même veine, le film est tellement plein d’humanité, de la positive pas de la dégoulinante, qu’il ne peux que toucher. L’homme est au coeur de sa filmographie, ça se sent, ça transpire sur chaque plan. C’est sincère, humain et finalement assez neuf.

La force de ce cinéma c’est que bien que basé sur une succession de détails et sur de  »l’insignifiant »(qui traduisent cet attachement au réel de Lanners) , il en dit au final beaucoup plus que ces congénères bavards et prétentieux financés par nos amis du CNC. Filmer des gamins au cinéma ce n’est jamais évident, non pas qu’ils soient difficiles à diriger (ça reste de l’acting et non de la physique nucléaire) mais trouver le ton juste n’est jamais vraiment aisé. Et quand je dis ton juste, ce n’est pas d’en faire ce que la masse à envie de les voir faire (un mélange, sorte de  dégueulis de fond de caniveaux de l’Elève Ducobu et des Choristes. ) mais de créer des personnages crédibles et sensibles (les regards que se portant les 2 frères en disent tellement long). L’aseptisation de la société, ça commence souvent au cinéma et de préférence dès le plus jeune âge. Lanners évite brillamment l’écueil. Ouf.

Autre point sympathique à souligner, on évite de retomber sur la même ribambelle d’acteurs connus qui n’ont souvent de différents entre chaque rôle que l’épaisseur de leur moustache. Bref, c’est du sang neuf, et c’est tant mieux, ils n’ont pas encore une filmographie coupable à traîner derrière eux. Car quoiqu’on en dise, ça favorise vachement le processus d’adhésion.

Les Géants, c’est le road movie humain des Ardennes à voir de toute urgence. Ça peut paraître antinomique, mais en voila un bon film belge.

vraivaleur5 dans FILMS




KENNY FUCKING POWERS IS BACK !!

8032012

En avant pour la saison 3 !

Image de prévisualisation YouTube

 

Pas la peine de vous dire où trouver  les premiers épisodes :)

 

PS. OOPS, ce post tombe pour la journée de la femme !

 




INTO ETERNITY

5032012

Le destin des déchets radioactifs est d’être confiné dans un gigantesque réseau de galeries souterraines. Tellement à l’abri des attaques et du monde extérieur, qu’ils sont aux portes de l’oubli. Bonne ou mauvais chose ? Quid de ce problème dans 30 000 ans ?

INTO ETERNITY dans DIVERS into-eternity-199x300

Les films à thèses ont beau être régulièrement fustigés sur ces pages rarement rafraîchies, il n’en reste pas moins que, parfois, au détour de quelques clics et deux erreurs, on tombe sur un petit trésor. L’erreur homonymique, c’est d’avoir cru que le réalisateur du film, Michael Madsen, puisse être le grand gaillard de Kill Bill. Le voir réaliser un film sur le retraitement des déchets nucléaires, c’était tellement étonnant que cela en devenait presque une raison valable (la curiosité) pour regarder ce film/doc.

L’autre erreur, a été de croire que le film se ‘’contenterait’’ de parler de stockage et d’éléments radioactifs de façon trop militante de sorte qu’il en devienne lénifiant. Et bien non, derrière ce film aussi austère qu’il paraisse (et qui l’est plutôt finalement dans la forme), à la réalisation un brin pompeuse, se cache un sujet bigrement intéressant : comment communiquer avec nos grands, grands, grands enfants, avec notre futur ?

Le danger du nucléaire n’est pas éludé du film, comment pourrait-il l’être quand il s’agit de rappeler la durée de vie des déchets (100 000 ans) pour mettre les dangers en perspective. Mais que l’on soit pour ou contre, les déchets existent déjà bel et bien, et à la question de l’enfouissement se juxtapose celle des générations futures à qui nous laissons le bébé. Que leur arrivera-t-ils en cas de guerre, s’ils sont moins techno-centrés, suivant l’évolution des langues… ?

Toutes ces questions que nous pouvons nous poser sur l’Egypte antique et les 4 à 5000 ans qui nous séparent d’elle, doivent être envisagées pour nos descendants ‘’de dans’’ 50 000 ans.

A vouloir répondre à ces interrogations, on se trouve alors en plein SF, avec ses désaccords scientifiques, et une question métaphysique : comment dialoguer avec le futur ?

Sous son allure rébarbative se cache donc là un film passionnant.

vraivaleur dans DIVERS




A propos de nice

26092011

Dans ma plus grande mansuétude et dans la plus grande illégalité, une version (avec cette musique) que je ne connaissais pas du film de Jean Vigo, A Propos de Nice.

3 chiffres :
- il a 25 ans lors du tournage,
- 23 minutes de génie,

- 1930 l’année du film. 81 ans et portant d’une modernité absolue.

La musique est d’une adéquation saisissante, du bonheur en barre en somme.

 

http://video.google.com/videoplay?docid=7680320122746883496




One fine day

18082011

Pas grand-chose à dire, si ce n’est que ce film a été réalisé à l’occasion des 60 ans du festival de Cannes, que Kitano en est le réalisateur, et que ceux qui le connaissent ne seront pas étonnés de voir à quel point c’est drôle. 

http://www.dailymotion.com/video/x2bhfq







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