Mesrine : L’instinct de Mort

15122009

Le parcours de Jaques Mesrine, de ses exactions en Algérie jusqu’à ses frasques canadiennes.

l instinct de mort

Faire un biopic en 2 parties c’est, au choix, ambitieux ou mercantile. L’ambition ? C’est bien, ça fait avancer. Mais encore faut-il en avoir les moyens ou plutôt se les donner. On peut reconnaître un véritable effort fait dans les décors, les costumes, les reconstitutions, mais ne fallait-il pas en faire moins mais mieux et surtout, pas au détriment de l’histoire. Les personnages apparaissent et disparaissent à la guise du scénariste. On croit qu’ils sont là pour apporter de l’épaisseur au film, à peine en apportent-ils à Mesrine (j’en prends pour preuve la scène où Mesrine s’en prend à son père; pourquoi ? comment ? on n’en saura rien et d’ailleurs on l’oubliera vite). La plupart n’auraient pas existé que rien n’eût été changé. Les époques se suivent dans un même esprit de cafouillage. On n’est pas loin du film carte postale. Les transitions existent Monsieur Richet !

Bref cette première partie est désincarnée, elle ne suscite aucun intérêt. Richet a voulu trop en mettre, trop en dire, mais à ce jeu là l’entreprise est contre-productive. S’il y avait eu au moins une scène à sauver. Même pas ! Tout est monocorde. Rajouté à cela les clichés habituels de la rencontre avec sa première femme, l’image au ralenti, le sourire colgate, les cheveux au vent, façon l’oréal ; de Depardieu en mafieux qui la première fois qu’on le voit génère le rire et la pitié plus qu’autre chose…

Un premier opus qui ne peut bien rendre qu’en bande annonce et qui ne donne aucunement envie d’aller plus loin. On pensait voir la vie ordinaire d’un personnage extraordinaire, que nenni ! En tentant de rendre extraordinaire son ordinaire, Richet s’est emmêlé les pinceaux. Un film moyen, beaucoup trop moyen.

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