Tamara Drewe

20072010

Le retour au pays de la jeune Tamara Drewe après un long exil londonien bouleverse la quiétude toute relative de son village d’enfance et de la résidence d’écrivain voisine.

Tamara Drewe

Une idée de départ amusante : un vilain petit canard qui se fait refaire le bec et dont tout le monde s’éprend. Un bout de cartilage saute et l’histoire commence. L’ensemble est léger, une sorte de Woody Allen mineur. Une nana trémousse son derrière (la sémillante Gemma Arterton) et tout l’équilibre (très) précaire du village s’ébranle. Un monde de mensonges et duperies qui s’écroule comme un château de cartes.

Pour que l’exercice (C’en est un) soit réussi, il nécessite de la part de son auteur, un coup de pinceau et une description de tout un environnement. Stephen Frears s’y essaye avec plaisir (cf les très amusants flashbacks), le résultat final n’en est que plus plaisant.

Il croque cette middle class et ses écrivains ratés avec malice. Faut-il y chercher une brûlante satire ? Je ne crois pas. Certains bobos éclairés y verront peut être une attaque contre leur caste et (c’est bien connu) s’en réjouiront. Mouais…

Les quiproquos et les situations cocasses s’enchaînent, les 2 adolescentes sont la pour rappeler que nous avons affaire là à une comédie. Mineure mais distrayante, un peu comme une BD de journal. Quoi ? Ça vient de là ?

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