Tetro

8012010

Un beau matin Bennie débarque à Buenos Aires, il est à la recherche de son frère ainé, Tetro, qui a coupé tous liens avec la famille depuis une dizaine d’années. Au fur et à mesure qu’il se fait accepter par son grand frère, il se met en quête de connaître la véritable raison de sa fuite.

Tetro

Évidemment, difficile de parler du film sans préciser qu’il est l’oeuvre du Monsieur Coppola, auteur qui n’a pas fait grand chose de conséquent depuis quelques années (à mon humble avis), mais qui reste et restera à jamais comme l’auteur de la saga du Parrain, ou du dispendieux Apocalypse Now. Un ponte du métier en somme. Alors oui, devant ce genre de film on est toujours embêté, trop critiquer c’est s’exposer à des « mais vous ne comprenez rien au cinéma », dont les éloges sont le pendant avec des « personnes n’aurait trouvé ça bien si cela avait été un autre ». Bref devant ce genre de film, on se dit qu’il faut se souvenir du background sans pour autant le mettre sur un piédestal. Dur dur.

Et puis on regarde le film. Et on se dit que c’est un film d’auteur dans son vrai sens, presque un premier film. On est étonné par certaines facilités de réalisation (voire scénaristiques), certains choix paraissent discutables, mais il y a ce vent de liberté qui emporte tout. Coppola donne l’impression de s’émanciper de ce qui est à la fois le moteur et le frein au cinéma : la CONTRAINTE. Ce qui donne ce film étonnant, avec ces ombres, ces miroirs, ce thème du double, ce magnifique noir et blanc, cette fin dramatico-théatral, digne de certains de ses plus grands succès. Et puis disons le car cela se sent Cop’ (on l’appelle comme ça à la maison) se fait plaisir. Il assume tout ses choix, bons, ou un peu moins, ce sont les siens.

Le thème du film : la rivalité qui pousse chacun d’entre nous à tendre vers la lumière au détriment de ceux qui nous entourent. Quand on connait la carrière du bonhomme, les sollicitations et le temps qu’il a du y consacrer et que l’on sait que Roman, son fils, est le réalisateur de la seconde équipe, on ne peut s’empêcher d’y voir le message que vous pouvez aisément deviner.

Du côté des acteurs Gallo campe son personnage familier du rebelle au coeur sensible (ils sont deux aux USA sur ce registre lui et Joaquin Phoenix) alors que le jeune Alden Ehrenreich s’en sort avec les honneurs et fait penser à un clone de DiCaprio.

Valeur en devenir

PS. Notez que toute l’histoire est racontée sur l’affiche.








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