Mother

5052010

Do-joon, 28 ans, est légèrement déséquilibré (l’est-il vraiment ?). Le jour où il est accusé de meurtre, sa mère qui ne vit que pour lui, ne peut se résigner à croire le verdict d’un simulacre d’enquête. Elle tente par tous les moyens de prouver l’innocence de son fils. A force de brasser, de nombreux souvenirs, pas tous valorisants, refont surface.

Mother

A lire les critiques, beaucoup on vu dans Mother une oeuvre Hitchcokienne. Je dois avouer que j’ai tout de suite penser à Almodovar (lui même influencé par Alfred, la boucle est bouclée), avec ces histoires de mères courages, de cet attrait pour des personnages décalés, ou peut-être tout simplement par la musique de la dernière scène.

Mais contrairement aux 2 auteurs précités, le cinéma de Bong J-H est beaucoup plus désabusé, tellement plus réel. Ses films continuent après la pellicules là où ceux d’Hitcjcok sont bien plus bornés, cadrés, définis, délimités (à vous de choisir le synonyme qui vous conviendra). Outre des personnages ayant tous leur part d’ombre (mais il n’est pas le seul à décrire cela dans son cinéma), ce qui marque le plus c’est cette absence de logique, ce flou qui plane sans cesse, tout est sujet aux doutes (le fils est-il attardé ?) et finalement le monde décrit semble injuste de bout à bout. L’enquête va trop vite, son meilleur ami ne se prive pas de faire raquer la mère de son pote, Do-joon est le coupable idéal … Si chaque geste se paye, c’est rarement au coupable d’en faire les frais. Et puisqu’il s’agit de la vie et non de cinéma, et que l’histoire ne s’arrête pas après 90 minutes, il faut faire avec et l’accepter, accepter l’innacceptable et vivre dans cet air nauséabond.

Pour le reste, la forme est à l’image de ce qu’il avait pu nous donner lors de ses premiers films (Memories of Murder, The Host, Barking Dogs) certains plans sont beaux (le premier), d’autres intrigants mais lourds de sens (le dernier), il y en a des inventifs (le travelling vertical servant de champ / contre champ imaginaire), des géniaux et puis des simples. C’est aussi ça le talent de Bong. Tenter d’aller vers la simplicité  et éviter l’écueil de la surenchère qu’on aurait pu attendre après ses 3 premiers films. Cinéma résigné mais clairvoyant, pas forcément ce qu’il y a de mieux pour remonter le moral (il manque le côté coloré d’Almodovar) mais assez pour savoir qu’on a vu un bon film.

vraivaleur.bmp

PS. Évidemment et ce n’est pas précisé, l’actrice est géniale.







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