Naqoyqatsi

17052009

Dans ce dernier épisode de la triptyque de Geodfrey Reggio, et produit par Steven Soderbergh, point de paroles. Ici tout n’est qu’images et musique, du cinéma en somme, mais on aurait tendance à l’oublier submergés que nous sommes par des clips étirés sur les 100 min réglementaires. Cette expérience (s’en est une) psychédélique et commerciale, dans le sens où l’oeuvre a réussi à avoir une aura internationale, est quasi unique, parfois mystique, mais toujours viscérale et c’est ce que l’on aime.

Naqoyqatsi

Coupons court tout de suite à une idée reçue, car ce n’est pas la vocation du blog, ces films se regardent très bien sans être obligé de se trouver dans un état second, ceux qui veulent essayer, essaieront…

Difficile de faire un pitch officiel, on se contentera de dire que c’est « une vision du monde par spectateur ». Évidemment, et c’est le genre d’évidence qu’on rechigne à accepter, c’est une vision empreinte d’un certain pessimisme sur le monde.

Une série, où l’ellipse et le montage (dans le sens une image après une autre) prennent, reprennent leur vrai place, pas besoin de didactisme outrancier ou de paroles oiseuses. Une transition entre Dolly, la première brebis clonée, et des athlètes de 100 mètres aux muscles hypertrophiés se passe de commentaires, mais pas de musique fort heureusement. La musique joue en effet 50 % dans le succès de l’entreprise, les bombes du génial Philip Glass valent 1000 fois plus que les tubes de dentifrice pop désacidulés qu’on nous sert libéralement (ce terme remplacera désormais l’obsolète « religieusement ») et régulièrement.

Naqoyqatsi est un opéra numérique aux images d’une beauté vertigineuse, oeuvre singulière qui mérite d’être reconnue, et dont on peut sans honte vanter les vertues.

vraivaleur1.bmp

 

Autres films de la série :

- Koyaanisqatsi - 1982

- Quatsi - 1988







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