The Artist

2112011

Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L’arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l’oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l’histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l’orgueil et l’argent peuvent être autant d’obstacles à leur histoire d’amour.

The Artist

C’est l’histoire d’un réalisateur qui a le vent en poupe et qui décide de faire un film sympatoch, que les grands mères pourront voir et que les fans de l’humour à la française (si si, ça existe !) et de Dujardin, ne détesteront pas. L’histoire d’un film qu’on fait comme un exercice de style, on stylise, on stylise…

C’est pétri de bonnes intentions, peut-être est-ce même un hommage sincère de la part d’Hazavicious, dont tout le travail, que ce soit avec le grand détournement, OSS ou avec ce film, est de flirter entre hommage et vague condescendance pour des cinémas qu’il aime. A titre personnel, je suis pas certain qu’il leur rende hommage, mais bon à chacun de voir. L’hommage d’un tournage au ridicule, un nouveau concept. Tim Burton quand il était encore réalisateur (jusqu’à Sleepy Hollow) avait, dans un  »genre » similaire, livré une partition un peu plus aboutie avec Ed Wood. The Artist n’est pas mauvais, il est mièvre. Triste constat, Hazanavicious, s’affadit déjà avec les années, il a mis de l’eau dans son pinard.

Le film n’est pas raté, car, d’un il doit correspondre exactement à l’idée que s’en faisait ses géniteurs, et de deux, il n’est pas exempt de tout talent. Mais bon, un cumul de références ne fait jamais un bon film, ni un bon cinéaste, ça fait tout au mieux un bon cinéphile (oui je sais, la nouvelle vague blablabla…). On est, malgré ce qu’on pourrait essayer de nous faire croire (film muet NB…) dans du cinéma très grand public, celui qui gomme toute subversivité, une sorte de bête de concours sincère, qui n’a pourtant que cette singularité de façade pour exister.

Difficile après ce qui a été dit, de ne pas admettre s’être ennuyé. Ce qui était nécessité hier, devient gadget aujourd’hui. Dujardin, à la manière des acteurs muets, cabotine, il en fait des tonnes et ce n’est pas fait pour nous aider à déclencher la moindre petite étincelle d’émotive (l’émotion sous forme d’étincelle vous connaissiez pas ?). C’est désormais certain, on n’est pas dans Les feux de la rampe.

Bref, c’est vide et le film tombe vite dans aux oubliettes des films qu’on nous a trop vendus.

valeurdevenir.bmp







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