Avatar

12012010

Afin d’exploiter une mine, des humains tentent de déloger des Na’vi, paisibles habitants de Pandora, de leur milieu naturel. Alors que la méthode forte ne fonctionne pas, quelques scientifiques accompagnés de Jack Sully, un ancien marine infirme, utilisent une technique avant-gardiste : le contrôle à distance d’un avatar, hybride d’humain et de Na’vi, dans le but d’infiltrer cette population récalcitrante.

Avatar

Il parait qu’un artiste réalise toujours la même oeuvre, à voir Avatar on se rend compte que c’est le mixe de deux de ses précédents films, à savoir Abyss et Aliens le Retour. Les thèmes du premier sont mélangés avec l’ambiance militaro-futuriste du second. On en vient même à regretter qu’Aliens n’ait pas eu droit au même traitement, ou plutôt qu’il ne soit pas sorti 20 ans plus tard. Que dire sur ce film qui n’a pas déjà été dit, et souvent en mieux ? Film évidemment bluffant graphiquement, la 3D y est véritablement pensée, l’aspect gadget, il fallait s’en douter avec Cameron, ne tient pas. Contrairement à beaucoup d’autres films la 3D est partie prenante du projet. Même si soit dit en passant les premiers films 3D datent des années 50, le procédé était légèrement différent mais bon quand on parle de révolution …

En voyant le film j’ai tout de suite pensé à Ponyo sur la Falaise et dans une moins large mesure aux autres films de Miyazaki. Des oeuvres envoûtantes, esthétiquement superbes, mais qui par moment tombent dans une simplicité quelque peu confondante. Alors oui, dirons certains, il faut se laisser porter par la magie, ce ne sont pas des films de réflexions mais de ressenti. Les messages écolo. (a contrario des humains les Ni’va vivent encore en symbiose avec leur milieu. Ce lien se matérialise d’ailleurs physiquement) ou anti-colonisation façon guerre en Irak (encore que le parallèle semble maladroit, il y avait malgré tout un dictateur en Irak) sont donc gentils, bien pensant mais plutôt naïfs. Ils ne tiennent debout que par la mise en scène et les images de sieur Cameron.

Je crains que ce film simple mais magnifique, ne traverse pas aisément les affres du temps. Car une fois le cerveau humain habitué à de telles images, certes ça prendra du temps mais on y arrivera, le message n’en paraîtra que plus creux. Le film reste quand même une expérience de salle révolutionnaire, mais comme vous le savez les révolutions ne sont faites que par des bourgeois (budget supérieur à 300M de $) et n’ont d’intérêt que ce qu’elles apportent par la suite. En attendant profitons du plaisir qui nous est offert. L’art éphémère un plat qui se mange chaud.

vraivaleur.bmpEn salle aujourd’hui

demipresquevraivaleur.bmpDans 15 ans devant M6 un dimanche soir.

 







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