Cure

27032009

Deux histoires, l’une suit Takabe, policier sur les traces d’un serial killer (oui je vous entends déjà dire encore!), et de Mamiya, un jeune paumé d’apparence amnésique. Les deux destins vont évidemment se croiser, et les problèmes s’épaissir.

Cure

Comme on a pu le voir dernièrement avec Steeve Mc Queen, être l’homonyme d’une personne éminente du cinéma n’entache en rien la qualité du réalisateur. Blague à part Kiyoshi Kurosawa est de la veine des grands et à l’occasion prochaine de la sortie de l’un de ses films (Tokyo Sonata), un bref retour sur Cure, un film réalisé voila maintenant 10 ans et dont on ne peut que louer les qualités.

D’un point de vu scénaristique, l’intérêt principal du film réside plus dans les méfaits et les cause des crimes que dans l’identité du tueur, qui nous ait rapidement dévoilé. Un mal-être frappe chaque personne et le fait d’en parler, et donc de s’avouer la vérité, les perd. Comme le dit Takabe au cours du film « Le vrai ‘nous’ n’existe nulle part », « la société ne le permet pas ». Le tueur les fait donc parler, afin de libérer la vraie nature de chacun, qui un peu à la manière d’Orange Mécanique, n’est que partiellement masquée par ce processus qu’on appelle civilisation. L’incapacité d’être soi parmi les autres, un vaste débat.

La thèse du serial killer motivé et vengeur est balayée en une réplique « on croit toujours que les crimes ont un sens particulier, mais en fait ils n’en ont pas », ou de la responsabilité de la littérature ou de l’image également. Le mal est chacun de nous, un point c’est tout.

Au delà de ces préoccupations philosophiques, Cure est (avant tout?) un film, qui expose un cinéma dépouillé, minimalistes si on compare avec ceux de ses voisins de Hong Kong ou de Corée, où l’image à toute sa place. Un cinéma où la violence est sèche, brutale, où chaque plan peut délivrer sa dose d’horreur, ce qui n’a pour but que d’accentuer, si besoin était, la tension. La partition musicale est au diapason de l’image, le moindre son voit son importance décuplée.

Vous l’aurez compris, un très bon film, par un très bon réalisateur.

vraivaleur.bmp

 







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