The Red Riding (Trilogy)

19082011

Suite à de multiples disparitions d’enfants, un journaliste se lance dans une grande investigation. Le sujet ne semble pas avoir été traité comme il fallait, pire, journalistes et flics semblent s’en désintéresser. Mais cette enquête ne serait-elle pas trop dangereuse ?

the red riding

Dans la série Red Riding (il y en à 3), je demande le premier, le 1974. Où comment se réconcilier avec la TV en 90 minutes. Car BBC, reconnaissons lui ce mérite, dans le genre production, quand elle met les moyens, elle ne fait pas semblant. A la fois bien filmé, avec des acteurs de premier plan convaincants, une ambiance et une réalisation qui laisse vraiment croire que le film a été tourné en 1974, Red Riding c’est ce qu’on peut appeler du lourd. Car cela peut paraître con (mais on n’est plus à une connerie près par ici) mais les années 70’s on s’y croirait, et ce n’est pas qu’une histoire de costumes ou de maquillages (que leurs syndicats respectifs me pardonnent), mais l’image elle même fait très 70’s et dans le genre immersion, et bien on ne fait pas mieux (finalement l’inverse de ce qui avait été reproché ici à Public Enemies de Michael Mann).

Pas (ou peu) d’effets de style (dans ce premier épisode du moins). L’immersion et la nervosité sont privilégiées. L’œuvre est étouffante, proche d’un cinéma américain des 70’s justement. Remplacé Andrew Garfield (très bon) par un Robert Redford ou un Dustin Hoffman, et vous vous y tromperez.

L’histoire est peut-être plus conventionnelle (il fallait malgré tout être capable de la mettre en scène !). Comme souvent, il s’agit de l’enquête à ne pas mener. Celle, où une fois le premier pas fait, vous ne pouvez plus reculer. Dans une ville gangrenée, où les institutions en prennent pour leur grade, il ne fait pas bon jouer les empêcheurs de tourner en rond. L’atmosphère est oppressante vous l’aurez compris. C’est l’histoire de ce tas de fumier qu’il ne vaut mieux jamais remuer, car à la fin, on finit avec de la merde jusqu’au cou. Une certaine façon de voire la vie, pour avoir le moins d’emmerde, ne sortez jamais du rang. Comme dirait Run DMC avec un brin de fatalisme, it’s like that and that’s the way it is.

Et avec ça ? Et bien ce n’est pas tout. Car il s’agit avant tout d’une trilogie. Et c’est là que cela devient intéressant. 3 époques, 3 réalisateurs, des acteurs jouant tantôt le coupable dans l’un, tant l’idéaliste, tantôt tout juste présent à l’écran. Les films se répondent étrangement, on en est d’autant plus intrigué que l’environnement dépeint nous dégoûte toujours un peu plus.

Of course, voir les trois de préférence.

vraivaleur.bmp







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