Choron Dernière

15092009

Vie, mort et provocation de Georges Bernier, alias Professeur Choron. Une présentation en deux parties, son oeuvre, Hara-kiri, les relations délicates entretenues avec ses successeurs et dans la seconde des brins de vies et d’humour de ce grand (mais pas uniquement) provocateur.

Choron Derniere

Le Professeur Choron est un personnage qui divise, n’est-ce qu’un amateur de scatologie ? un pernicieux provocateur ? existe-t-il un sens derrière tout ça (on peut aisément imaginer son point de vu sur la question) ? Ou tout cela n’est il qu’accessoire ? Pierre Carles semble lui se désintéresser du personnage au profit de l’homme.

Comme toujours avec Pierre Carles le spectateur est libre d’interprétation, pas de voix off, si le portrait de Charlie Hebdo et de sa nouvelle classe dirigeante (Philippe Val) est à charge, on passe l’instant d’après à la vie du Professeur, sans que la démonstration précédente ne se termine. Ce virage désarçonne et l’on se demande s’il est voulu où si le doc. n’a pas été conçu, au pire à la va vite, ou au mieux sans véritable but que celui de rendre hommage, rendre hommage à quelqu’un qui fut boudé par les siens.

Pierre Carles aime Choron, admire le personnage on s’en doute, et si l’on devait retenir une chose de ce documentaire, c’est qu’il retrace la vie d’un homme qui ne se sera jamais renié, nul embourgeoisement chez ce dernier, que l’on aime ou pas ses chansons surréalistes, il est resté la même personne. C’est ce qui justifie finalement cette transition qui paraissait alors brutale, Marc-Edouard Nabe l’explique d’ailleurs très bien, Choron n’est pas comparable aux guignols actuels de la provocation (Canal plus, Charlie, Youn …), eux en ont fait leur métier, alors qu’il s’agissait pour lui  de sa vie. La preuve en est que là où certains font fortunes, lui était accusé d’être un piètre gestionnaire. Maladresse qui lui vaudra l’inimitié de Charlie Hebdo…

Le portrait agiographique, un hommage, appelez ça comme vous voulez, tout ça est finalement touchant,  un homme sans concessions dont la principale provocation fut l’intégrité.

presquevraivaleur5.bmp




Crows Zero

10082009

La lutte intestine entre des lycéens souhaitant prendre le pouvoir au sein de leur lycée. S’ensuivent ralliements et violents heurts.

Crows Zero

Allier l’action au comique, la violence au cartoon, le tout emballé par un pitch tout aussi réjouissant qu’efficace, qui peut se targuer de mener un tel projet à bien ? Si vous pensez à un célèbre réalisateur américain vous faites fausse route, il ne peut s’agir que de son alter ego japonais, le sulfureux Takeshi Miike. Dans ce genre de projet, difficile de savoir si Miike souhaite faire plaisir au spectateur ou tout simplement à lui même, mais après tout on s’en tape.

Délaissant l’intellectualisation primaire du propos, on plonge directement dans l’entertainement décomplexé et intelligent (car réfléchi). La base ? Plus qu’un concept,  mixer The Warriors et le Collège Fou Fou Fou, avec pour terrain de jeu un lycée, et pour protagonistes des ados violents et enfermés dans leur propre réalité, déconnectés par la vie. Les situations sont exagérées, les coups de tatane (quel plaisir) sont à la façon de Crazy Kung Fu ou de Shaolin Soccer tous exagérés, les scènes de combats ressemblent à de véritables champs de bataille où les chorégraphies n’ont rien à envier à quiconque.

Là où l’on reprocherait à d’autres films un manque de sérieux, d’application ou de talent (prod. Besson), ici tout est assumé. Assurer le ridicule me direz vous, c’est peut-être le moyen de cacher certaines carences; mais esbroufe ou pas, lorsque c’est bien fait on passe l’éponge. Pourrait-on apprécier le film sans en connaître le réalisateur ? Probablement pas, car comme un plaisir coupable, on regarde un Miike pour voir jusqu’où il peut aller, jusqu’où il peut nous emmener.

Miike est décidément le réalisateur le plus surprenant, créateur parmi les créateurs, il n’y a pas un genre, un personnage, une imagerie qui ne lui résiste. Ses outrances, qu’il faut accepter pour accepter l’oeuvre, sont parfois ses seules limites, mais dans le cas présent Crows Zero est ce qui se fait mieux à l’érectomètre depuis le viagra. Vivement la suite.

vraivaleur1.bmp







Playboy Communiste |
STREAMINGRATOX |
lemysteredelamaisonblanche |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Fascination
| hsm321
| voyagelook