Inception

15092010

Payé pour inspecter et dévaliser les subconscients, Cobb n’a pourtant qu’un rêve, retrouver ses enfants dont il est séparé. Une occasion s’offre à lui, un riche homme d’affaire japonais lui propose de réaliser ce qui semble pourtant impossible, une INCEPTION. Faire germer une idée dans l’esprit d’un autre. Là c’est le début des ennuis.

Inception

Christopher Nolan a toujours aimé piéger ses spectateurs, c’est un jeu auquel il semble prendre du plaisir. De Following, au Prestige en passant par Memento, il aime s’appuyer sur des scénarios (les esprits chagrins diront que cela se limite à des synopsis) alambiqués où le spectateur passe son temps à réfléchir, à douter et parfois à tenter de comprendre les dénouements de l’histoire. Son talent c’est ses idées et comme le personnage arrive également à produire des images d’une qualité très satisfaisante, il n’est donc pas étonnant que le succès public soit au rendez-vous. On arguerait bien que la psychologie de ses personnages (qui revêt pourtant une importance particulière pour l’auteur) laissent parfois à désirer, mais ca le grand public s’en contre fout. Passons. Nolan c’est un auteur pour les uns, un cinéaste commercial pour les autres, et cette contradiction se ressent malheureusement dans cet intéressant projet qu’est pourtant Inception.

Pourquoi passer son temps à vouloir perdre un spectateur et la seconde d’après lui donner toutes les clefs de compréhension ? C’est un peu comme adorer jouer à cache cache et le faire dans une pièce vide. Est-ce la faute à ces méchants producteurs américains qui craignent un surmenage et une surchauffe des cerveaux de spectateurs ? Mais ce film est bancal. L’affiche titrerait : Un film compliqué, mais pour un public idiot, qu’elle ne pourrait taper plus juste. Ce déluge explicatif n’est pas vraiment du meilleur gout. Alors c’est vrai que c’est agréable que votre grand-mère ait tout compris alors qu’il n’en avait pas été de même lorsqu’elle avait été voir Transformers 2 (à la pointe la grand-mère !). Mais un peu de courage M. Nolan, quand on fait quelque chose on le fait jusqu’au bout ! Quoi ? Le film a fait près de 5 millions d’entrées et mes conseils il s’en tamponne ?

Tant qu’on y est, osons-nous à une autre comparaison. Dans les films de braquages, le schéma est simple. Un cerveau constitue une équipe, un plan est établi, l’équipe s’entraine puis rentre dans la banque et fait sauter le coffre fort. Pour arriver à cette question : Arriveront-ils à tous sortir vivant ? Telle est la question que l’on ne se pose pas dans Inception. Le suspens est fusillé d’entrée par manque d’originalité.  L’originalité d’une idée ne fait pas l’originalité d’un récit. On comprend tout de suite (là je suis méchant), disons le premier tiers passé, que la véritable question est de savoir si tout cela est vrai ou non. Vous connaissez le cinéma autant que moi pour savoir que cette réponse n’est jamais apportée avant le dernier plan du film. Et ca c’est BIEN DOMMAGE quand on a autant d’ambitions.

Malgré de bonnes idées, des plans originaux, des décors bien fichus, une solide intro ou encore la géniale musique d’Hans Zimmer (qui colle parfaitement avec l’idée que je me faisais de ce film), rien n’y fait et à moins d’assister au film les yeux fermés, on en ressort forcément un peu déçu. La promesse n’est pas vraiment tenu, peut être Nolan est-il tout simplement surcoté. Inception est finalement un film TROP grand public au suspens absent et qui contrairement à ce que l’on pourrait entendre, n’est pas d’une si grande originalité. Bref sans être mauvais cela reste une déception.

valeurdevenir.bmp







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