Le Nom des Gens

10052011

Bahia Benmahmoud, jeune femme extravertie, se fait une haute idée de l’engagement politique puisqu’elle n’hésite pas à coucher avec ses ennemis pour les convertir à sa cause – ce qui peut faire beaucoup de monde vu qu’en gros, tous les gens de droite sont concernés. En règle générale, elle obtient de bons résultats. Jusqu’au jour où elle rencontre Arthur Martin, quadragénaire discret, adepte du risque zéro. Elle se dit qu’avec un nom pareil, il est forcément un peu facho. Mais les noms sont fourbes et les apparences trompeuses…

le Nom des Gens

Tu écoutes France-Inter (ça marche aussi avec Nova) ? Tu regardes Ce Soir ou Jamais ? Tu lis Libé ? Tu es un peu bobo et suffisamment naïf pour croire que Sara Forestier est crédible en militante politique (rires) ? Et bien Le Nom des Gens est fait pour toi. Naturellement on te vend ça comme un film politique, un brûlot de gauche, mais il n’en est rien, le philosophe Mc Cain (pas l’homme politique, non, celui des frites) résume très bien la situation : ce sont ceux qui en parlent le plus qui en disent le moins. Le Nom des Gens, c’est ça. Ou alors c’est ce à quoi doit ressembler la politique pour une partie de nos concitoyens, qui, comme le nom l’indique, sont un peu cons. Mais soyons indulgent, qui ne l’est pas de temps en temps ?

En fait, le film ressemble plus à Amélie Poulain, avec sa galerie de personnages que la réalisation s’attache à rendre délicatement (c’est raté) attachant. Je pense au père de Forestier dont la complexité cérébrale est proche de zéro. Il est gentil, il dit oui à tout le monde mais en fait il est un peu idiot. C’est tout. C’est surement du vécu, c’est très mignoooooon, mais c’est con-con. Ceux qui voient là une caricature, et bien, euh… ils auront raison. Ce film est une caricature si l’on tente de lui donner un quelconque sens. Si on le cantonne à une simple comédie, c’est peut-être une autre histoire.

Bref, tout ça pour dire qu’avec ses personnages de bandes dessinées, avec les gadgets et les runnings gags, on n’est pas loin d’être dans du Jeunet. Malheureusement plus celui de Micmacs à tire-larigot que celui de Delicatessen. L’ensemble est mièvre et la politique se résume à ce centre névralgique que constitue la situation des Juifs et des Musulmans en France. Peut-être que la politique se limite à ça remarque. Sujet glissant, laissons l’actualité, et elle le fait très bien toute seule, parler pour nous. Pas la peine de dire qu’on tombe dans le pathos avec certaines scènes faciles, et pas très fines comme celle du gazage des poulets en batterie. Tu la vois la métaphore ?

Un film plein d’anecdotes, qui devient anecdotique. Cela reste une comédie à laquelle il ne faut pas prêter plus attention, si ce n’est de se réveiller quand la pas-du-tout vulgaire Sara Forestier apparaît à poil. Mou et didactique là où on attendait un peu plus de punch. Comprendre par là, qu’il s’adresse à une catégorie socioprofessionnelle bien définie. Pas mal pour la lutte des classes, non ?

valeurdchue.bmp







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