Taken

17072009

La fille de Bryan (Liam Neeson) est tout ce qui compte pour lui. Rien, ni son ex-femme, ni ses amis, ni son ex-job d’agent secret aux super pouvoirs ne comptent plus pour lui qu’un quart d’heure avec Kim. Tout va basculer le jour où, à Paris, elle l’appelle pour lui faire part en direct de son kidnapping. Résultat, 60 morts et un happy-end.

Taken

(Cet article est écrit sous l’emprise de stéréotype, une puissante drogue qui altère les facultés du spectateur, pour lui faire croire qu’un produit Besson est forcément de mauvaise qualité).

Pierre Morel à la caméra (Banlieue 13), Luc Besson au stylo, tout est réuni pour obtenir ce que l’on souhaite : un film à la facilité accablante, au scénario poussé au paroxysme de l’irrationnel, à la profondeur de personnage proche du zéro absolu, au (super)-héros à la Besson, un type lambda ou presque, qui s’avère être tout puissant et super malin, le personnage omnipotent avec une seule faille, car il faut bien créer l’empathie, véritable force crapuleuse de son auteur. Bref tout est too much.

On reconnaîtra, en battant notre coulpe que le début du film, nerveux et efficace laisse entrevoir un produit final plus intéressant. Mais non. D’où vient le succès du film alors (2/3 des personnes de votre entourage l’aura aimé à coup sur) ? D’une part de cette empathie qui permet à Luc, film après film de tisser sa toile emphatique du larmoyant, mais je me souviens aussi qu’à un plus jeune âge, j’avais aimé le Dernier Samaritain (vous vous souvenez le film avec Bruce Willis), l’absence de nuance et le manichéisme ambiant sont des choses que l’on ne voit pas à cet âge.

On pourrait encore s’attarder sur ce mythe de la force, de la self-justice ou d’une justice punitive, des thèmes qui ont toujours permis de manipuler les masses, mais ça en est déjà trop pour ce film. Certains réalisateurs tirent leurs spectateurs vers le haut, ce que l’on aime pas avec les productions Besson, c’est cette propension à faire l’inverse, et pour être honnête à nous engrosser un simulacre de plaisir.

Au choix, un film d’action moyen un peu bébête (un Jason Bourne en moins bien), ou un film fascisant racoleur. Vu que le bonhomme n’a pas l’air si méchant que ça on penchera à taton vers la première solution. Un gros succès au Box Office.

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