Goemon

2052011

Goemon est un ninja qui vole les riches pour distribuer l’argent aux pauvres. Alors qu’il va voler une boîte qui semble vide, Goemon va s’attirer les foudres de Hideyoshi Toyotomi et entrer dans un complot visant à la conquête du pouvoir de l’empire japonais du XVIe siècle.

goemon

Si je vous dis Casshern, ça parle à quelqu’un ? Car, oui, Kazuaki Kiriya, le réalisateur du traumatisant Casshern (plutôt dans le bon sens d’ailleurs), a encore frappé. Quiconque a vu ce film, un, s’en souvient et de deux, se demande s’il l’on peut aller plus loin dans le … dans l’énormissime. Car avec un budget de 6 millions de $ (à titre d’exemple, Rien à déclarer, c’est rien de moins que 22 M d’€) on avait eu droit à Matrix + Blade Runner sur 2h20 de pellicule. Le genre de film qui s’il avait été ricain, aurait inondé les salles françaises pendant de longues semaines. Bref, le sieur japonais est encore là et voilà que Goemon vient frapper à nos écrans. Amateurs d’effets spéciaux préparez-vous, allergiques aux fonds verts, fuyez !

Construit sur une trame mêlant histoire et légendes nippones, Goemon est beaucoup plus compréhensible, et donc plus accessible (semble-t-il) que Casshern; par moment on aurait même envie de dire  »trop » compréhensible (dans le mauvais sens du terme cette fois-ci). C’est définitivement plus grand public. Si certaines parties sont d’une beauté et d’un esthétisme à couper le souffle (les parties  »live »), le côté un peu fauché et très cinématique de jeux vidéos laisse songeur. Est-ce une évolution du cinéma ? Est-ce involontairement cheap (ça y ressemble beaucoup) ? Un manque de gout ? Le résultat inévitable de cette dispendieuse surenchère … Un peu too much comme on dit. Ce manga live (il parait que c’est comme ça qu’on dit) à tendance grandiloquence épique, c’est donc tous les ingrédients, du cinéma d’aventure populaire, d’un cinéma grand public (la vengeance, l’histoire d’amour, la rivalité, les petites danses, les blagounettes, la musique sirupeuse…) qui n’aura pourtant jamais la reconnaissance de celui-ci. En Europe et aux USA du moins, je ne connais pas l’accueil qu’il a reçu dans son pays d’origine.

Étrange pourtant tant certaines parties semblent tout droit tirées d’un blockbuster US. Original sur la forme, mais beaucoup moins sur le fond.

Goemon, ou comment prendre le bon côté de la culture vidéoludique, son esthétisme et son inventivité et y adjoindre les défauts inhérents à ce genre de de production, dialogues faibles, personnages caricaturaux. (il y a des gamers qui vont pas être contents devant tant de raccourcis et de généralités).

Si vous le voyez, vous vous en souviendrez (vendons ça comme une expérience), sinon c’est tout à fait dispensable.

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