Monsters

8122011

Le monde est attaqué par des extraterrestres et le continent américain est coupé en deux. X est chargé de faire regagner les USA à la fille d’un riche magnat de la presse. Ayant raté le dernier ferry en partance pour les USA, ils vont devoir traverser le Mexique.

Monsters

L’idée de génie de monsters, c’est de nous présenter cette invasion extraterrestre et ce quasi monde post apocalyptique, comme un univers de guerilla. On est loin des clichés du genre et finalement assez proche de film comme Salvador d’Oliver Stone.
Car quoi qu’il arrive, c’est ce que montre le film sans véritablement le dire, la machine humaine reprends toujours ses droits et finit toujours par réinstaller sa vieille ritournelle, comme un schéma qui se reproduit à l’infini. Vous avez beau être en pleine « guerre » contre des aliens, il y a toujours cette volonté de faire du pognon sur le dos d’autrui, toujours ces pulsions sexuels, ces fous rires…
Monsters ou pas, on ne fuit pas la vie. Dans la misère, ou dans la guerre, les reflexes restent les mêmes.

On ne pourra pas passer sous silence les allusions américano-mexicaines, avec les réseaux, la ligne de démarcation, l’armée… Des relents écolo et des extra-terrestres qui ne font que se défendre. Tout ceci est suffisamment explicite pour chacun comprenne. Presque un western moderne à y réfléchir.

Non, finalement le plus impressionnant dans ce film c’est son traitement. D’une sobriété qui inspire le respect et qui attise la curiosité. Les monsters ne sont jamais trop présents, et lorsqu’ils le sont, c’est pour apporter une dose d’angoisse quand ce n’est pas de la poésie. La relation entre les deux protagonistes est du même acabit. Jamais trop et toujours assez. Le parfait équilibre. Dans le genre et pour un premier film, on ne peut que saluer l’exercice.

Valeur en devenir







Playboy Communiste |
STREAMINGRATOX |
lemysteredelamaisonblanche |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Fascination
| hsm321
| voyagelook