Troll Hunter

11032011

Alors qu’ils font des recherches sur le braconnage d’ours, une groupe d’étudiants se décide à suivre Hans, un chasseur un peu particulier. Son gibier : le troll !

Troll Hunter

Bon ça faisait un petit moment qu’il n’y avait pas eu une chronique sur un film B-Z. Il était donc temps de se rattraper. Le film en question vient cette fois du pays du rôti de renne, la Norvège (à qui l’on doit aussi dernièrement Manhunt).

C’est désormais devenu une certitude, quand on ne dispose que de peu de moyens, la meilleur chose à faire c’est de partir sur l’idée du faux reportage. Ça justifie le cadrage, la lumière et tous les défauts qu’on ne serait pas forcément à l’aise de traiter. Troll Hunter est donc dans la veine des Blair Witch, REC, Cloverfield, Paranormal Shit et autre Catfish. Evidemment l’originalité d’un tel procédé est éculé mais il s’agit peut être bien là de la naissance d’un genre, ou plutôt de sa démocratisation : le documenteur. Il y a des signes qui ne trompent pas, la TV s’y est mise, et avec talent. The Office et la série qui devait être son spin off, Parks and Recreation (dont il va devenir urgent de faire un article), en sont les parfaits exemples. Vous avez des idées et peu d’argent, ce genre est fait pour vous. Le réalisateur ne signe pas le Dogme 95, mais genre naissant oblige, il s’ingénie à respecter ces nouveaux codes (équipe de tournage, la fausse piste du début, les off qui rendent l’ensemble plus  »vivant »…).

Quid du film ? Et bien ne souhaitant pas se cantonner au doc. horrifique, il part dans une direction qui plait tout autant, l’humour et le second degré. Il n’y a qu’à voir la tête des trolls pour en être convaincu. Cette chasse est propice à la rigolade entre potes, point de monstres cachés et invisibles jusqu’au dernier quart du film, ici vous voulez des trolls, vous allez en avoir pour votre argent (ou votre connexion internet). Le titre, l’affiche (excellente) ou le pitch ne dupent personnes, ce B-movie accompagnera agréablement votre seconde partie de soirée.

On retrouvera également avec plaisir le côté pince-sans-rire nordique (si ça c’est pas du stéréotype), où sous couvert du grand guignol on arrive toujours à placer une petite pique acerbe à l’encontre d’untel ou d’untel, ici le gouvernement Norvégien et sa farouche volonté de tout cacher.

A voir donc pour les amateurs du genre.

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