Blue Valentine

25052011

Le couple formé par Dean et Cindy bat de l’aile. Pourtant tout avait si bien commencé. Entre passé et présent, l’évolution des sentiments d’un couple qui va tout faire pour éviter la rupture.

Blue Valentine

Just another love story. Que les hommes qui lisent ce blog, et d’après un dernier sondage ils sont 4, ne fuient pas. Malgré le pitch merdique, le film n’est pas un énième prout-prout à l’eau de rose movie. Non ce film n’est pas réservé qu’aux lectrices de Gala et aux aficionados de Sex in The City, non faire un film sentimental peut-être réussi. Non tous les films d’auteurs ne sont pas destinés aux bobos. Oui la parité des sentiments existe. Oui, il va vite falloir que je me défoule au plus vite sur un film belge.

Soyons clair, le film est réussi. Peut-être même que la principale réussite du film (avec son écriture me semble-t-il assez fine de ses personnages) c’est son architecture. Entrecouper le présent de flashback n’a rien de novateur vous en conviendrez et pourtant. Et pourtant ce n’est plus une histoire entrecoupée du passé que l’on nous raconte, mais bel et bien 2 histoires. Une gaie, cette légère histoire d’amour et une histoire de rupture avec tout ce que cela comporte de cris et de larmes. De l’une à l’autre les personnages ont évolué, et on a de cesse de faire le lien entre les deux pour comprendre comment ils en sont arrivés là. Pourquoi ne l’aime-t-elle plus, alors qu’il semble sincère et amoureux ? Est-ce possible qu’à un moment cela ne suffise plus ? On comprend vite où Derek Cianfrance, le réalisateur veut en venir, les sentiments ne sont pas immuables, ils évoluent, pour le meilleur ET pour le pire. On aurait envie de rajouter une phrase des RitaMitsuko, mais la police du cliché ne tarderait pas à nous tomber dessus. On va éviter.

Et puis il y a Michelle Williams (femme de feu Heath Ledger). C’est toujours agréable de regarder un film pour aspect précis et de finalement être attiré par quelque chose d’autre, une actrice en l’occurrence, Michelle Williams. Si pour les histoires d’amour il vaut mieux en général être deux, et bien on peut dire que Ryan Gosling a une sacrée chance. Car c’est fou comme elle joue bien la petite (31 ans quand même). Là où le personnage de Gosling est assez classique car il se contente d’une métamorphose physique et d’une ou deux scènes à gueuler. Car un bon acteur doit savoir gueuler, c’est un peu un passage obligé. Vous imaginez Pacino sans ses colères ? Bref, revenons au film du jour. Le personnage de Cindy évolue et offre à son interprète une palette d’émotions qu’elle s’empresse de sublimer. Au rugby (auquel je ne connais rien) je crois qu’on appel ça un essai transformé, et bien Michelle Williams doit être sacrément forte au rugby.

Rajoutez à cela 2/3 scènes marquantes comme celle du youkoulélé et vous en faites un super film de festival, un super film d’amour et un super film de cinéma tout court.

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