Amer

6122010

Anna est confrontée au corps et au désir à trois moments clefs de sa vie (enfance, adolescence et âge adulte).

Amer
Amer est un film français original, qui prend ses références dans ce genre italien qu’est le giallo (genre dans lequel Dario Agento s’est brillamment illustré dans les 70′s), ce mélange d’érotisme et d’horreur, où quand les frissons sont autant ceux de l’angoisse que ceux du plaisir. Dès les premières secondes, les premières notes de musique (magnifiques) invitent à l’aventure, à l’étrangeté cinématographique, mais aussi à la vie et à la mort. Ce film est petit condensé de vie. Les images saturées de bleu, de rouge et de vert ramènent aux couleurs primaires, tout comme Anna est sans cesse et à chaque période de sa vie, attirée par ce que nous avons de plus animal, de plus primaire, nos pulsions. Il n’y a alors plus un personnage mais plusieurs, chacun tentant de cohabiter dans un même corps, à la fois forteresse assiégée, prison et véritable éden à l’incommensurable attractivité. Le fond et la forme se répondent et se corrèlent, l’un ne va pas sans l’autre, la compréhension du premier passe par l’acceptation du second. Nous avons droit à film réfléchi ce qui d’un certain point de vu n’est déjà pas si mal.

La structure du film fait que les réalisateurs n’évitent malgré tout pas une certaine démonstrativité trop appuyée. Le spectateur passe alors plus de temps à comprendre qu’à suivre. La passivité est gommée au profit de cette activité guidée. Cette démarche – volontaire – est sûrement la principale limite de l’exercice. On pourrait discuter quelques plans et effets de styles too much, mais un genre est un genre, un code est code, et la stylisation a toujours été une volonté propre au giallo.

Pour le reste, il faut se laisser porter, observer cette scène tellement vraie de rivalité sexuelle entre la mère et cette fille qui découvre son corps et les effets kiss cool qu’il provoque autour d’elle. Cette compétition entre le vice et le métier de la mère et l’innocence et la fraîcheur de la (belle?) fille.

Un film à l’érotisme latent, réflexion sur le corps, la violence qu’il déchaîne, le couteau tranchant bien que présent est dans un sens remplacé par ces regards voyeurs montrés en gros plans… Où se place le spectateur dans tout ça ?

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