Catfish

25012011

Nev un New Yorkais de 24 ans et Abby une jeune enfant du Michigan communiquent depuis plusieurs mois via Facebook. Abby s’est prise d’amitié pour Nev et lui envoie régulièrement ses toiles par courrier. Au fur et à mesure de leur relation, Nev apprend également à connaître Angela, la mère, et Megan la grande soeur d’Abby. Entre Megan et Nev le courant passe si bien, qu’il se décide finalement à aller à sa rencontre. Le frère de Nev et l’un de ses amis filment quant à eux toute cette histoire.

Catfish

Ça commence comme un faux documentaire sur l’histoire d’amour (ou du moins une gentille romance) entre Nev et Megan. Entre eux se greffent 2 interlocutrices virtuelles, Angela la jolie mère de famille aux brillants enfants, et Abby, l’artiste peintre de 8 ans. Puis, plus qu’une simple relation à distance entretenue avec les outils de notre époque, de nombreuses questions se posent (a-t on besoin de tout connaître ?), une intrigue  »semble » se mettre en place et l’ensemble devient passionnant.

Catfish est donc intéressant à de très nombreux égards. D’une, on a forcément en tête la question de la véracité de ce documentaire. Celle-ci reste à prouver. Si les réalisateurs ne cessent de clamer qu’il ne s’agit point là d’une fiction, le doute est quand même largement permis. Tant mieux serait-on tenté de dire, une pointe de mystère ne peut jamais nuire. Ne sachant sur quel pied danser, on se retrouve finalement encore plus embarqué dans cette histoire abracadabrantesque (© J. Chirac).

De deux, de ce flou artistique découle des absences momentanées de genre. Ne sachant jamais de quel côté le film (ou documentaire c’est selon) va basculer, on peut tout à la fois, et raisonnablement, être à la porte de l’horreur comme de la romance. Les hésitations sont si parfaitement retranscrites, qu’elles ne peuvent être que l’oeuvre de génies de l’écriture scénaristique, ou de simples (mais véritables) réalisateurs d’un documentaire.

Enfin, c’est un document, un témoignage passionnant sur l’émergence des avatars et du rôle qu’ils jouent. Si les avatars en soit n’ont que peu d’intérêt, ils disent beaucoup sur le besoin à l’oubli. S’ils sont moqués et sujet à controverse, ils restent malgré tout une échappatoire à la réalité, un espace de rêve et de liberté. Et quand on a rien, difficile de ne pas être tenté. Comment Angela ne pourrait-elle pas en avoir envie ?

Fausse ou vraie, Catfish est une ode à la tolérance, tout en étant ethnographiquement parlant, un assez bon scan de notre époque. De là à dire que FB est l’outil des gens tristes, il n’y a qu’un pas.

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