Boxing Helena

27052011

Nick est un médecin/chirurgien réputé qui ne manque de rien. Il a du pognon, une femme aimante et de l’eau fraîche. Mais cela ne suffit pas. Il est obsédé par une jeune femme et semble prêt à tout pour la conquérir.

Boxing Helena

Soyons clair, ce film on le regarde car c’est la fille de David Lynch qui est à la réalisation. On y va par curiosité, voir une curiosité. Ne sachant pas, et espérant peut-être, retrouver un quart de centième d’une once du talent de son père. Car pour peu qu’elle est un peu traîner dans les pattes de son paternel, elle a bien du en retenir quelques leçons de cinéma. Non ? Ça vous parait pas logique ? Son dernier film, Surveillance, n’était clairement pas un chef d’oeuvre mais il était tout à fait regardable.

La genèse du film semble assez complexe (départ de Madonna, procès à Kim Bassinger…) et le film est au final auréolé d’un peu enviable Razzie Award de la plus mauvaise réalisation. Vous conviendrez que ça fait un peu tâche. Pourtant à regarder de-ci de-là sur le Net, pas mal de spectateurs paraissent lui vouer un culte disproportionné. Ok, d’accord, ça c’est le contexte,mais le film donc ?

Je ne sais pas si c’est très parlant mais les premières images qui me viennent en tête, et ce dès les premières minutes du film, c’est l’étrange impression d’être devant un téléfilm. Un coup avec Au delà du réel et un coup dans un téléfilm érotique avec ses ralentis kitshs, sa musique sirupeuse passe partout et son voile blanc si caractéristique (parait-il). La réalisation est catastrophique c’est une certitude. Que dire des ralentis ? Que dire de l’écriture ? Le jeu des acteurs est lui aussi sujet à caution. Il n’y a qu’à voir Julian Sands (un mixe entre Matthew Modine et Guillaume Depardieu) et son jeu ahuri ( »mais c’est le rôle qui veut ça, vous avez rien compris …. blablabla… ») pour continuer de s’interroger.

En fait, la question, et donc l’intérêt du film, est de savoir si Jennifer Lynch n’a pas poussé la plaisanterie jusqu’à saborder au maximum son film. Quand on connait le père, on peut s’attendre à tout. Les flics ont même du se demander si le crime n’était pas prémédité.

Après ces quelques considérations, avouons malgré tout que le film se regarde. C’est étonnant mais c’est la vérité. Encore faut-il bien évidemment aimer un tant soit peu la série-B, car c’en est une. On ne peut difficilement faire plus série B d’ailleurs. On sait qu’à tout moment la poitrine de Sherilyn Fenn (from Twin Peaks de papa) peut apparaître et qu’à tout moment l’histoire peut partir en quenouille. Mieux, on ne se dit pas  »qu’elle peut », mais tout simplement qu’elle y va tout droit. Le film intrigue alors que son intrigue est faiblarde, un comble excitant, non ?

A regarder donc avec un oeil (voire les 2) indulgent, un poil lubrique et un max curieux. On en finirait presque par comprendre l’envoûtement qu’il suscite. J’ai bien dit presque.

valeurdevenir.bmp







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