Blood Diamond

23012010

Sur les traces d’un énorme diamant, le petit trafiquant Archer est prêt à tout tenter dans la jungle des guérillas qui assassinent l’Afrique.

Blood Diamond

Un aventurier intrépide à la recherche d’une fortune perdue, qui boit à la bouteille comme le capitaine Haddock, qui a une petite pépé en vue et qui doit faire face à des peuples tribaux sanguinaires, c’est, c’est … Indiana Jones il y a 20 ans et Di Caprio dans Blood Diamond au 20ème siècle. Les moeurs ont changé, le cinéma essaye par tous les moyens de se donner bonne conscience et de moraliser son propos, parfois même trop, ce qui peut avoir un effet inverse à celui escompté. Tel est le piège qu’Edward Zwick se doit d’éviter lorsqu’il se lance dans ce projet ambitieux et plus ou moins dénonciateur.

Dans cette périlleuse entreprise la première heure de film est, avouons le, de très bonne facture. La confrontation de 2 thèses, celle de la journaliste volontaire, généreuse, qui souhaite faire bouger les lignes mais qui pour cela tombe dans le sensasionalisme et celle du petit trafiquant qui de manière cynique ne fait qu’obéir au marché et donc obéir à ceux qui le contrôlent : l’homme. Le propos n’est pas renversant mais l’idée est suffisamment bonne pour que cela crée une certaine tension et un certain suspens quant à l’évolution du film et des personnages. La seconde partie du film voit malheureusement et sans grand étonnement, les évènements s’enchaîner avec une trop grande facilité (l’hélico qui arrive au bon moment, le fils qui est là où on l’attend …). Le départ de Connely est en ce point l’erreur du film qui fixe son choix trop tôt. Nous suivrons la thèse du trafiquant et nous savons qu’elle changera.

La chance du film c’est d’être comparé à des films comme Lord of War (véritable purge intellectuelle et cinématographique) et de finalement s’en tirer un peu mieux que la moyenne. Le mieux est l’ennemi du bien, ce film n’est pas excellent mais simplement meilleur que la concurrence. Il n’évite pas certains clichés ou raccourcis, mais comment ne pas le faire quand on évoque un continent dont personne ne se préoccupe ? Le mieux eût été (conditionnel passé deuxième forme SVP) d’en faire une véritable fiction, une sorte de fable ou d’allégorie, où le message s’en serait sorti grandi. Car affronter la réalité c’est se confronter à des variables qu’on ne maîtrise pas toujours (réalité des faits) et le risque est de décridibiliser l’entreprise. Risque qu’on ne prend pas (ou beaucoup moins) avec une fiction.

Pour résumer, un honnète film avec un bon Di Caprio, le cinéma et la morale ne sont pas sauvés mais la foule applaudira et hurlera à gorge déployée.

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