Southland Tales

17042009

Après une attaque nucléaire terroriste les Etats-Unis entrent dans une 3ieme guerre mondiale contre la Syrie, l’Irak, l’Iran, La Corée du Nord et quelques autres pays récalcitrants. Le pétrole est devenu une denrée rare et le nouveau générateur d’énergie de la firme US-IDent est un enjeu à la fois politique et apocalyptique…

Southland Tales

Alors là attention, on a droit au film le plus barré et le plus complexe de l’année. Un film qu’il faudra regarder plusieurs fois, tout en sachant qu’à chaque vision il vous épuisera un peu plus. Richard Kelly, après un Donnie Darko de très bonne facture, s’attaque ici à un projet ambitieux et casse gueule par excellence. Car dans ce film il y a tout, absolument TOUT. Le début laisse entrevoir un film post-apocalyptique (le genre le plus excitant qui puisse exister), puis on en vient à se demander s’il s’agit d’une comédie, d’un film de SF ou même d’un thriller, ou d’un comics, c’est évidemment tout ça à la fois. Et admettons le il faut digérer plus vite que la vitesse de la lumière pour ne pas succomber devant cette avalanche de plans et d’idées.

Nous dirons que la trame de l’histoire est comique, les personnages sont volontairement grotesques et stéréotypés, cela passe souvent (Dwayne Douglas Johnson en tête ou le quasi sosie de Georges W) mais par moment on sombre dans le ridicule difficilement acceptable (les scientifiques). L’univers dans lequel l’histoire se déroule est quant à lui plus sombre, avec une Amérique refermée sur elle-même, où l’image domine tout, un état policier, dépendante d’énergie pour toujours plus consommée et pas loin du totalitarisme (mais quand un pays ne possède que 2 partis ne l’est on pas déjà un peu?).

Soyons honnête, on ne comprend pas toujours tout, et quand on comprend on n’est jamais véritablement sûr du sens, si bien que cela se rapproche par moment d’une expérience graphique où le ressenti supplante la logique et tout autre sens. Ca en énervera certains mais il faut le prendre comme ça.

C’est le genre de film que l’on adore ou que l’on regrette de ne pas aimer plus, de le comprendre pour être plus clair. Dans ces successions de plans, certains sont véritablement magnifiques ou drôles (le clip de Justin Timberlake entre dans ces deux catégories) et d’autres beaucoup, beaucoup moins, le mélange de style ne fonctionne pas toujours (à l’opposé d’un Tueurs Nés par exemple) mais devant la débauche d’idées, on aura tendance à être tolérant.

Un film qui ne se note pas évidemment.

« Les beaux gosses ne se suicident pas » 







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