My Son, My Son, What Have Ye Done?

20122010

Mark Yavorsky (Michael Shannon), un jeune homme qui tua à son domicile sa mère à l’aide d’un sabre. Coïncidence troublante, il s’apprêtait à jouer sur les planches dans la tragédie grec « Orestes », dans laquelle un fils tue sa mère pour venger la mort de son père.

My Son, My Son, What Have Ye Done?

Ce film est basé sur une histoire vraie, l’histoire date de 1979, celle d’un homme dont la vie bascula dans une certaine folie blablabla…. Vous avez raison, on s’en cogne comme de l’an 40 de ce genre d’arguments. Le plus vrai dans cette histoire et le plus intéressant d’ailleurs, c’est de se demander ce qui a poussé Werner Herzog à vouloir le réaliser. Initialement prévu et écrit au milieu des années 90, il ne verra le jour qu’une quinzaine d’années plus tard grâce à l’aide de David Lynch à la production. Entre temps, en 1999, Werner Herzog livrera un documentaire fascinant sur SON acteur, celui avec lequel son art aura été au sommet, vous l’avez reconnu, l’immense et terrifiant Klaus Kisnki. Ce documentaire, Ennemis Intimes (à découvrir si vous ne connaissez pas), raconte l’entente tumultueuse entre un acteur de génie et un réalisateur prêt à tout (comprendre risquer sa vie et celles des membres de son équipe) pour capter ne serait-ce qu’un centième du génie théâtral de son acteur. Un acteur fou et dangereux dont on ne savait jamais vraiment quand il avait ou non arrêté de jouer. Leur sommet sera le génial Aguirre ou la colère de Dieu, film commençant par la descente du Macchu Pichu par des conquistadors espagnols. De là il n’y a qu’un pas avec My Son, My Son, What Have Ye Done? film dans lequel Michael Shannon refuse de descendre des rapides près du Macchu Pichu après que Dieu l’a appelé. Sans suivra cette mise en abyme de cet acteur qui reproduit la tragédie grecque dans laquelle il joue et qui finit donc par tuer sa mère.

Difficile donc après ce court éclairage de ne pas voir ici l’obsession qu’Herzog porte encore à Kinski et à ces personnages marginaux qu’il aurait pu interpréter.

Passé ce degré de lecture, on se laissera porter par cette atmosphère étrange et mystique dans laquelle chaque flashback est censé nous apporter un éclaircissement. WH étant je le pense un personnage facétieux et philosophe, il n’y faut voir ici avant tout qu’un certain fatalisme – en dehors naturellement de cette fascination pour son personnage principal. Cette fascination a d’ailleurs pour conséquence de gommer tout réel intérêt des personnages secondaires. WH se désintéresse d’eux, de l’histoire également un peu (cf le dénouement), ils ne sont finalement là que pour mieux mettre Michael Shannon en lumière. Sa prestation est heureusement d’un excellent niveau, ceux qui connaissent Bug n’en seront pas étonnés.

Un film qui n’est évidemment pas un thriller ou un quelconque genre cinématographique ordinaire. D’ordinaire il n’y a finalement que cette chronique de la folie.

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