Kick Ass

8062010

Partant d’un constat simple : pourquoi personne ne joue au super héros alors qu’ils sont si populaires dans la culture américaine ? Dave décide de créer le sien, un redresseur de tort hors pair : Kick Ass. Le fait qu’il n’est pas de supers pouvoirs complique malgré tout un peu la tâche.

Kick Ass

Premier point important, la présence de Nicolas Cage au générique n’influe en rien (ou presque) sur la qualité du film, sa prestation est courte, et Kick Ass ne pourra donc pas être rangé dans la catégorie « ce film est mauvais, oh bé tient comme c’est bizarre, Nicolas Cage joue dedans! ». Fin de la digression.

Faut-il parler du film comme le ferait un critique ou comme un spectateur ? Le Cinéma a-t-il des effets de jouvence ? Questions ô combien importantes qui mettent au jour un cruel dilemme : ce film ne constitue-t-il pas à la manière d’Hyper tension 2 (c’est vous dire à quel point la comparaison est poussée) un plaisir coupable ? On voit les défauts mais on les accepte. Toute abstraction est-elle possible ? Comme dirait Arlette Chabot : A vous de Juger.

Car à la manière d’un DJ, Matthew Vaughn, le réalisateur, s’échine à construire le film le plus geek de l’histoire, le film finalement le plus segmenté qui soit, comme un Mc Donald à l’intérieur de Disneyland. A partir d’un certain niveau on ne parle plus de références il s’agit plus de vol ou de plagiat. Que ce soit Spiderman, les productions Judd Apatow, Tarantino, les FPS, Spy Kids, les musiques de 28 semaines (ils ont pas honte les gars), mais aussi celles bien connues de Morricone. Bref on ne s’emmerde pas, on prend tout ce qu’on aime et l’on mixe le tout avec plus ou moins de succès (il y a certaines réussites malgré tout).

Jusqu’à la première partie du film on se laisse prendre, on sourit, on trouve certains moment originaux, et puis l’on comprend que l’originalité c’est cette tambouille impossible, ce mélange de toute une culture contemporaine. Alors c’est pas méchant me direz vous, une sorte de divertissement géant pour adolescent ou adolescent attardé. Oui, sûrement. Moi j’ai plus pensé à mes boites de lentilles préférées qui ont un jour irrémédiablement dégringolé dans mon estime lorsque j’ai découvert qu’elles contenaient du E 224, 330, des colorants E 160c et E 161 b, des acidifiants et des sulfites. L’ignorance aide par moment. Et qu’on aille pas me parler de clin d’oeil, ils ont bons dos ceux-là.

Les bons points : une réalisation énergique, la présence de Christopher Mintz-Plasse (Super Grave, year One, Les Grands Frères), des couleurs flashies et une actrice (Lyndsy Fonseca) hot.

Dans l’ensemble cela reste quand même décevant (si seulement j’avais 10 ans de moins, ou peut-être 15 d’ailleurs)

valeurdevenir.bmp

Filmo finalement pas comparable mais préférable :

- Defendor.

 

 

 

 







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