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L’aube Rouge

29072010

La Russie et Cuba viennent d’envahir les Etats Unis. Les pays est occupé et coupé en deux. Une poignée de jeunes lycéens (P. Swayze, C. Sheen) décident de mener ce qu’ils estiment le plus juste : la résistance à l’occupant.

Red Dawn

Petit rappel des faits : le réalisateur, John Milius, est l’homme auquel on doit Conan le Barbare, mais aussi la participation à des films tels que L’Inspecteur Harry, Jeremiah Johnson, Les Dents de la Mer ou encore Appocalypse Now. Un cinéma sévèrement bur.. (tiens pourquoi de l’auto-censure dans ce post ?), là où Milius passe, les bons sentiments sur celluloïd trépassent. Un cinéma à l’ancienne, emprunt des maîtres du western, où force et virilité, plus que d’être décomplexées, sont parties prenantes de l’oeuvre.

Une histoire uchronique (principe aussi sympa que pratique) se déroulant lors d’une troisième guerre mondiale entre Russe et US, où ces derniers sont, à la manière de la France en 42 – 44, occupés par les armées russes et cubaines. Tourné en 1984 sous Reagan et en pleine guerre froide, vous aurez compris d’où est venue l’inspiration.

La thèse développée est simple, résister, se battre, se sacrifier pour ce que l’on croit. La question véritable est de savoir s’il s’agit de se battre en premier lieu pour des idées, un drapeau, la liberté. Un débat qu’auront les protagonistes de l’histoire. Une complexité et un mélange qui font que cette lutte reste intéressante et qui nous fait dire que la résistance n’a pas de bord. Le dernier plan (est-ce malheureux, maladroit, trop vite interprété ?) penche vers la thèse du patriotisme et du drapeau.

Milius (complexe personnage à la fois hippie et à la NRA) est en quelque sorte le pendant droitiste de John Carpenter (ils s’appellent John tout les deux on aurait du y penser plus tôt quand même!). Un cinéma qui derrière de solides histoires n’hésite pas à s’engager.

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Black Christmas

7022010

Pendant les fêtes de Noël un serial killer sévit dans une pension pour fille. Mais pourquoi ne quittent elles pas la maison ???

Black Christmas

Considéré comme le premier « vrai » slasher, Black Christmas, n’a pas l’aura de ses illustres descendants, Halloween, Vendredi 13 ou encore Scream (dont soit dit en passant, Wes Craven s’inspire copieusement). Alors a-t-on à faire à une injustice ? Une escroquerie ? Massacre à la Tronçonneuse (sorti 10 jours avant) n’est-il pas son prédécesseur ? Psycho ? Bref toute une foule de questions auxquelles nous tacheront de ne pas répondre.

Comme souvent avec les précurseurs, il est difficile de les juger a posteriori (35 ans plus tard). Car si les codes de genre sont ici dévoilés, ils ont depuis (dans le meilleur des cas), été imités, dépassés et parfois magnifiés. Pour les autre, la surenchère imbécile mais lucrative a fait le reste. Alors il faut prendre ce film pour ce qu’il est devenu (un moment d’histoire), autant que pour ce qu’il est encore, à savoir un film dont la première partie paraîtra exagérément longue et où la seconde verra l’installation d’une tension qui culminera avec certaines scènes encore très efficaces de nos jours.

Le réalisateur laisse un fin ouverte, pas dans le genre très série B « Et oui le tueur avait un fils ! Il reviendra Dans Black Christmas 2″, mais plutôt sous la forme d’une ellipse de la fin du dernier acte. Le meurtre à venir, celui qui clôturera l’histoire, est suggérée, l’horreur et le malaise se poursuivent tout au long du générique. Nos yeux du 21ème siècles attendent que l’on nous dévoile cette dernière scène, mais le choix du réalisateur est tout autre. Pourquoi pas.

Un film amoral où des jeunes donzelles se font dézinguer et où le tueur court toujours. Et si c’était ça la principale (r)évolution apportée par ce film ?

Valeur en devenir




Traitre sur Commande – The Molly Maguires

28012010

Des mineurs tentent de mettre au point un syndicat. Mais devant le refus des autorités, ils deviennent plus violents et sont sans cesse infiltrés par des mouchards.

Einstein : « les Etats-Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation. »

Traître sur commande

40 ans après sa sortie, le film a évidemment vieilli, plus par le désintérêt d’une corporation (le monde du spectacle) envers un cinéma vrai, engagé et militant (sans tomber dans le manichéisme primaire), que par un propos désuet. Le film est vieux car plus à la mode. Et d’ailleurs s’il se trouve dans cette catégorie « films oubliés », ce n’est pas « plus » mais « pas à la mode ». Il est vrai que faire un film qui se veut grand public en traitant du monde ouvrier, on a un peu oublié comment faire (même si des contres exemples existent).

A l’occasion de sa (re)-sortie en salle, on se demande comment ce film a pu passer inaperçu. Avec une histoire d’amour, des explosions, un acteur qui a joué James Bond, des bagarres et des grands espaces … Mais à y regarder de plus près, l’histoire d’amour n’apporte pas de sexe, les explosions sont des explosions par dépit et non de la pyrotechnie salvatrice, l’acteur qui joue James Bond à une moustache et est couvert de suie … Bref Martin Ritt a tout fait à l’envers, un vrai communiste !

Soyons un peu plus sérieux, le début du film est magistral (mention spéciale à la photo), pas un mot lors des 14 premières minutes et pourtant on ne s’ennuie pas, il se passe quelque chose, quelque chose dont le spectateur est le témoin ignorant. Dans le royaume du tout explicatif, le générique explosif frappe l’imaginaire, évoque certaines pistes, mais on ne peut que souhaiter en savoir plus. Qui ? Quoi ? Pourquoi ? Le reste vaudra le coup d’être vu pour cette confrontation d’idées, entre fatalisme, idéalisme ou poussée révolutionnaire. Chacun choisira son camp, sans avoir l’assurance d’avoir fait le moins mauvais choix. La fin étant d’un cynisme absolu.

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PS. Cela vient peut-être de moi mais le seul bémol que je mets au film c’est cette musique traditionnelle, qui si elle colle bien au thème est pesante et redondante à la fin.




Le Messager

21102009

Leo un jeune sans-le-sou est accueilli dans la famille et le château de son ami Marcus. Là-bas, il tombe sous le charme de la soeur de Marcus, Marian, qui bien plus âgée que lui, lui fait porter des messages à un paysan du coin, connu pour ses charmes, Ted Burgess.

Le messager

Si je vous dit film palmé dans les années 70 ? Vous pensez tout de suite aux Tambour, Apocalypse Now, Taxi Driver, Mash, Conversation Secrète, l’Épouvantail …Mais étonnement une année reste blanche 1971 et son Messager de Joseph Losey. Un mauvais film ? Assurément pas. Le problème du film tient en sa réussite qui nous offre à la fois une oeuvre engagée et subtile. Trop subtile pour que certains y voient l’engagement. La subtilité ayant toujours la bonne idée de ne pas se faire remarquer. C’est ma théorie, elle en vaut d’autres, mais à y bien réfléchir la vérité ne doit pas être très loin.

Car sur fond de dimanche à la campagne et de parcours initiatique du jeune Marcus, ce sont tous les mécanismes des classes sociales qui sont montrés du doigt. Pas critiqués, montrés du doigt, subtilité j’vous dit. Plus que la relation secrète entre Marian et Ted, c’est celle de Marian et du jeune Marcus qui est la plus symptomatique. Marcus est sous l’emprise de la belle, les premiers émoustillements de l’adolescence commencent à poindre et quand il arrive à les maîtriser, Marian n’hésite pas à le rabaisser, lui rappeler sa condition et les services dont il leur est redevable, car rien n’est gratuit dans ce bas monde. L’hypocrisie de la générosité.

Le film se commence et se termine sur ce temps morne et pluvieux d’un homme pour qui cet été de son enfance aura été capital et destructeur.

Un film à redécouvrir, ne serait-ce encore que pour la partition musicale de Michel Legrand.

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Four Rooms

14102009

Ted est le groom d’un grand hôtel, le jour du réveillon il a à faire à 4 chambres (d’où les 4 histoires vous comprenez ?) pour le moins délirantes.

Four Rooms

Un projet qui allie Quentin Tarantino, Robert Rodriguez, Bruce Willis, Madonna, Tim Roth, Lilli Taylor, Antonio Banderas, Salma Hayek … ça vous tente ? Étrangement méconnu « ce film » est pourtant composé de 2 pépites que sont les films de Quentin et de Robert. 12 ans avant le ludique Grindhouse, les 2 comparses avaient déjà décidé de régaler et de réjouir les spectateurs.

Une idée bête comme chou, un groom se balade de chambre en chambre et est en prise avec divers situations, un film composé de 4 huis clos, 4 savoirs-faire différents, le tout lié par le très bon Tim Roth, à qui l’on offre un rôle Bigger Than Life pour lequel il s’en sort affreusement …. bien. On ne peut même pas arguer qu’il en fait trop car ceux sont le rôles et le genre qui veulent ça, sur ce point ça reste cohérent. Et que dire de ça merveilleuse grimace !

Le court métrage de Rodriguez est probablement le meilleur des quatre. Par un montage dont il a le secret (à la fois rapide et efficace), par une « finesse » qui sied à merveille au genre parodique, par des gamins terribles qui savent jouer (ça on ne connaît pas en France) et par le grâce de Señor Banderas, ce court ne fait qu’aller crescendo, les gosses enchaînent les transgressions infantiles pendant que nous nous délectons de ces régressions. Un pur moment de bonheur, peut-être le meilleur Rodriguez à ce jour.

Le court de Quentin est lui plus instinctif, composé quasi exclusivement de 2/3 très longs plans séquences, il voit des acteurs (Bruce Willis non crédité) en roue libre, sans être chiants. Un film qui ressemble à une bouteille de Champagne que l’on secoue. Le produit est bon, on sait qu’il va se passer quelque chose, que ça va péter, et plus cela dure plus c’est long et plus on se sent hypnotisé, captivé à attendre l’explosion, le dénouement. Toute les forces et faiblesses de Tarantino se trouvent résumées dans cette vingtaine de minutes : captiver en racontant le vide, un exercice délicat et à double tranchant. Mais cette fois-ci c’est du bon côté.

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Pusher

1042009

Une semaine dans la vie d’un dealer de came, Franck, qui a toutes les peines du monde à honorer une dette.

Pusher

Marre des film de mafieux stylisés ? Ennuyé par les petites frappes à la réplique clinquante et facile? Que les fans des Affranchis, du Parrain ou autre tarantinesque, fassent attention, avec ce film on arrête de jouer et ça va faire mal. Le premier épisode de la trilogie Pusher est une BOMBE.

Pas d’effets ou de montages survitaminés à la coco, non, juste une caméra au poing, une atmosphère glauque et des mines patibulaires. La violence du réalisme, ou du moins l’idée dont on peut se faire de ce milieu. Rarement un réalisateur aura été aussi juste.

Pas de bande son à proprement parlé, la musique provient du film, pareil pour la lumière, une ruelle sombre reste une ruelle sombre, ici (et c’est le très gros intérêt de cet oeuvre) l’histoire crée le style, a contrario de tous les films que l’on voit où c’est justement l’inverse (cf Guy Ritchie).

Les acteurs sont au top, leurs personnages sont humains avec toutes la part d’ombre que cela induit, mais je n’en dirai pas plus, foncez le voir en attendant la prochaine bombe du réalisateur (Bronson en juillet sur nos écrans).

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Filmo conseillée :

- Les 2 autres épisodes de la Trilogie, Pusher 2 et Pusher 3, sortis la même année au cinéma en France et du même réalisateur.







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