Le bruit des glaçons

6012011

Un écrivain alcoolique voit un jour débarquer chez lui son cancer.

Le bruit des glacons

Le personnage de Dujardin l’explique bien dans le film, il ne boit – à de rares exceptions près – que du vin blanc. Les mélanges c’est pas son truc. En alcool comme au cinéma, s’il y a bien un point commun c’est que les mélanges ne font pas bon ménage. Dans le cas présent cet humour noir vaguement corrosif et ce fantastique bâtard ne vont pas ensemble. Cette navigation entre sérieux, humour et invraisemblance n’est pas aisée, c’est un euphémisme de le dire quand on voit le résultat à l’écran.

Et puis bon, il y a ces acteurs et cette mise en scène. Si du côté de l’interprétation Dupontel est complètement dans son élément, Dujardin est lui dans l’imitation. On imagine qu’il aime le cinéma de Blier, mais imiter Depardieu, Dewaere ou Blier père, ce n’est pas jouer. Mais pire que de ne pas jouer, il récite. Alors aussi bons soient les dialogues (encore qu’ici cela reste à démontrer) la récitation ça annihile tout; couplez cela à une réalisation pas heureuse et on se trouve tout droit dans du théâtre filmé. Je devrais préciser, du théâtre filmé bavard et chiant. Ce qui fonctionnait si bien avec Tenue de Soirée ou Buffet Froid, sent ici le réchauffé. On pense au hasard à cette scène de lit avec Dujardin et Dupontel qui rappelle étrangement, mais en beaucoup moins bien, Depardieu et Michel Blanc.

Les acteurs secondaires sont tous en roue libre et c’est une catastrophe (cf le docteur, le photographe…).
La musique (pourtant unitairement de qualité, Brel, Nina Simone…) est utilisée avec un manque d’a-propos frisant le suicide artistique. A se demander si l’ensemble n’est pas une provocation géante, une énorme supercherie. Je vois bien Blier dire :  »Je vais faire un film chiant et nul et vous, les gogos, allez l’adorer ». Il n’y a bien que sous cet angle que l’on y trouve un intérêt.

Bref, ce film ne vaut absolument pas les louanges qui ont été faites. Tout au mieux, et avec énormément de mansuétude, on verra là un film moyen, avec une idée cocasse et un Dupontel inspiré. Il n’empêche que cela reste bavard et étrangement mis en scène.

valeurdchue.bmp







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