Copains pour toujours

2072010

A l’occasion de l’enterrement de leur ancien coach, 5 copains se retrouvent après 30 ans de séparation.

Copains pour Toujours

Surfant (même l’affiche du film le montre) sur une vague de buddy movie pour quadra; inspiré par les résultats ronflants de Very Bad Trip, Copains pour Toujours peut-être assimilé à une sorte de Bronzés 20 après (20 ans après quoi? le Sathurday Night Live probablement). La recette est connue, jouer sur la nostalgie, prendre des thèmes forts, porteurs, vendeurs (”faut bien vivre ma brave dame”) et indémmodables :l’amitié et le choc des générations (façon “c’était mieux avant”). Bref, à l’ouest rien de nouveau.

Ca commence gentiment, ça continue gentiment et ça finit gentiment. Il ne manquerait plus qu’un Mickey géant sorte de l’écran et vous embrasse sur la bouche pour que la boucle soit bouclée. Vous l’avez compris (car vous êtes l’élite des internautes – fin de la flagornerie) ce film ne décolle jamais. Si l’ensemble avait été résumé à 1/2 heure et qu’il constituait le début d’un film plus osé (moins familiale), on aurait dit oui, et peut-être qu’on aurait applaudi des 2 mains et des 2 pieds. Ce n’est pourtant pas le cas.

Le film se contente alors d’une bonne “Joke” toute les 5 minutes, jamais originale, mais jamais totalement nulle non plus. Pour l’histoire et la morale, on n’apprend rien, passez votre chemin.

Là où le réalisateur (Dennis Dugan) réussissait dans le guignolesque avec Rien Que Pour Vos Cheveux, il échoue platement dès qu’il tente de se la jouer plus fine. On imagine le bonhomme dans un restaurant gastronomique, s’adressant à la serveuse “pourrais-je avoir de la sauce s’il vous plait Mademoiselle?”, elle de lui répondre : “Evidemment Monsieur, qu’est ce que …”, puis la coupant : ” du ketchup et de la mayonnaise”.

On ne parlera même pas de cette vision involontaire (mais tellement révélatrice), nombriliste et coupée du monde qu’ils (scénaristes – réalisateur – producteurs – acteurs) se font de l’extérieur. Un monde ou tout le monde est blindé de thune, où ceux qui le sont un peu moins, ce tiers états façon Hollywood, partage, côtoie et communie avec leurs modèles (les riches). Un mioche vous emmerde ? Filez lui des $. Vos personnages (qui d’une certaine manière représentent assez bien ce qu’ils sont réellement : des stars hollywoodiennes que l’on observe et qui aiment ça) jouent au basket, les badauds les regardent, les envient, les admirent. Ils sont stars, sur et en dehors de l’écran.

Décidément pas un bon film.

valeurdchue.bmp







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