Public enemies

22072009

Le chassé croisé (fusillade) entre Dillinger, voleur au grand coeur (fusillade) et Melvin Purvis du bureau d’Edgar Hoover (FBI) (fusillade finale).

Public Enemies

Alors le dernier Mann ? Un bon rythme, le film se regardes sans problème. Mais en terme de récit (l’inévitable problème du biopic), ça ne tient pas, le rythme formel est supérieur à l’attrait que pourrait procurer l’enchaînement du fond.

Le second problème du Biopic est de rechercher un sens à la vie d’un homme. Mann ne tombe pas dedans mais à côté. En ne justifiant aucunement les raisons d’agir du personnage principal, il en oublie de développer sa psychologie (et quand il le fait, c’est pour transformer Dillinger en Robin Wood), et sur sa lancée il en oublie de développer celles de tous les autres personnages, avec une mention tout particulière à celui de Christian Bale, qui semble à peine humain.

En bref, pour cette raison, et pour la conséquence de cette raison (aucune intrigue secondaire), Mann fait un sous Heat (soit le principal défaut du film). Les seuls intérêts du film: les scènes de fusillades, qu’il a toujours maîtrisées (les bruits sont bons mais forts), et la dv dans un cadre historique (juste pour l’avoir tentée je précise), qui sert plus au final le réalisme de l’histoire que la transcendance du genre historique.

A voir si on aime bien voir du bruit et de la forme. Certains mouvements de caméra sont très bons (très-très belle scène finale). Après on peut se demander de l’intérêt du tout dv en se posant cette question: Heat aurait il été meilleur en dv? Pour moi, non. Le défaut du film, c’est le défaut de sa forme. Le réalisme en terme formel empêche les symboliques, certaines ellipses, et plus globalement tout ce qui permet, ou presque, d’apporter une densité, et un fond à un récit. Ca fonctionnait avec Collateral parce que c’était du temps réel quasiment, et qu’il n’y avait pas de fond justement. Ca fonctionnait avec Miami Vice dans les scènes sublimées par le temps réel (la première scène dans la soirée, et la scène quand les bons attaquent les méchants dans la caravane). Ca met du jus. Pour le reste …

Le révolution du tout dv dans un cadre historique, et dans un récit qui s’étale sur la longueur est, plus qu’un leurre formé par l’extrême inadéquation de cette forme en particulier et du fond d’un récit en général (certains penseront, à tort, qu’il s’agit ici de génie), est une double faute.

Le film, à une échelle plus grande, est extrêmement représentatif d’un mouvement plus grand de notre société qui ne s’inscrit plus dans une histoire mais qui se vit dans le présent, à coup de gadget (dans la vie, un nouveau portable tous les mois, dans public ennemies, une scène de fusillade et une autre de séduction toutes les dix secondes). C’est la représentation nouvelle de notre monde, retranscrite dans un contexte passé. Que le film soit moderne par sa forme, pourquoi pas, mais qu’on lui insuffle une modernité (qui correspond à de l’absence de profondeur et à du tout divertissement) qui nous rend chaque jour moins mythologique est une erreur MAJEURE.

Et Johny Depp fait du Jonnhy Depp. Pas plus (mais depuis pas mal de temps déjà. Peut être même depuis toujours).

valeurdevenir.bmp  (comprendre déception par rapport au degré d’excellence qu’on est en droit d’attendre de Mann)

 

Top 3 Michael Mann :

- Heat (1996) -  Son Chef d’Oeuvre !

- Le Dernier des Mohicans (1992).

- Révélations (2000).

 







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