Oscar Wilde

7112009

Deux réflexions du dandy irlandais qui bien que vieilles de plus d’un siècle sont toujours d’actualité :

Oscar Wilde

« En art, les intentions n’ont pas la moindre valeur, tout le mauvais art est le résultat de bonnes intentions »

« L’art ne commence que là où finit l’imitation »

N’y voyez aucune attaque de quelque nature que ce soit, ni envers Besson, ni envers la prod. américaine contemporaine …

 




Objet de culte

25072009

Pour rester dans ce que nous évoquions avec Public Enemies, ce soucis, ce besoin d’immédiateté, qui dénature soit le passé (dans le cas de Public Enemies), soit le futur en faisant du présent le référentiel unique. Aujourd’hui un petit coup de gueule.

Quelle mouche a donc piqué ce site, de quelle aberration honteuse, de quel scandale est-il question ? Rien de tout cela, simplement une certaine lassitude face à l’ineptie de certaines expressions. Le « basé sur une histoire vraie » (version « Vu à la TV » pour les décérébrés) avait été déjà évoqué, retour aujourd’hui sur l’expression dont on ne peut plus faire un mètre sans l’entendre, ce besoin d’extrapolation et de sublimation du présent, ce besoin peut-être de se mentir à soi même et sur sa condition véritable, j’ai nommé « le film culte », « la série culte », l’acteur culte »… Bref tout ce qui commence par « cul » mais qui ne devrait pas faire bander.

Alors certes que nos « amis » markéteurs s’en servent pour nous faire bouffer leurs produits, soit, c’est leur boulot, mais que le spectateur lambda et même un peu plus, s’y mette aussi, s’en est trop. Déjà l’idée de faire d’un film, d’un bout de pellicule donc, un culte, l’idée est suffisamment curieuse (même pour un cinéphage) mais quand on sait que les films en question sont de la trempe de Very Bad Trip, Saw …

Le culte du présent une vraie fausse valeur qui en dit long sur notre époque.

faussesvaleurs.bmp




Les suites au Cinéma

18032009

Alors que dans un précédent article je m’épanchais sur l’état maussade du cinéma Américain (basé quasi exclusivement sur des suites, remakes et autres films de super héros), il convient aujourd’hui d’apporter une petite précision. Les suites sont elles toutes a jeter? La réponse est NON, NON et NON, bien au contraire, elles permettent au contraire d’amener du relief.

Quelles sont alors les suites réussies et quel est le meilleur moyen de les reconnaître?

Evil Dead 2

Il n’y a pas de secrets, pour qu’une suite soit réussie, il faut que le réalisateur à bord soit talentueux et concerné par le sujet, et qui de mieux placé alors que l’instigateur du projet? Ainsi nombreuses sont les suites qui se voient attitrées du même réalisateur que l’original, et comme par enchantement se sont les exemples de réussite les plus notables : Tim Burton (avec Batman le Défi), James Cameron (Terminator 2), Guillermo Del Toro (Hellboy 2), Sam Raimi ( Spiderman 2 ou Evil Dead 2), Robert Zemeckis (Retour vers le Futur 2), Tsui Hark (Il Etait une fois en Chine), Georges Romero (Zombie), George Miller (Mad Max 2).

Si ces suites sont autant, voire plus réussie, c’est parce que ces seconds films permettent d’approfondir les personnages et d’aller au fond des choses, une certaine prise de risque difficile parfois à mettre en place dès le premier film, surtout lorsqu’il s’agit d’une grosse production. Le public est averti et il en redemande, les producteurs et les studios s’en frottent les mains.

Ne sont pas concernés les films découpés en 2 ou 3 parties (Kill Bill par exemple).

Pour résumer, si le premier « épisode » vous a plu et que c’est le même réalisateur aux manettes, vous ne devriez pas être déçu, foncez.

 




Ces traductions de titres inappropriées

24022009

Aujourd’hui un Top 10 des traductions idiotes dont nous gratifient très régulièrement nos distributeurs.

10. The Barber (titre original : The man who wasn’t there)

Le titre était-il trop long? Pourquoi avoir traduit Non, ce n’est pas un pays pour le vieil homme? Pourquoi avoir gardé un titre anglais? Trop de questions sans réponses décidément.

9. Les promesses de l’ombre (Eastern Promises)

L’étudiant en Langues Étrangères Appliquées devait avoir passé la veille à picoler.

8. Détour Mortel (Wrong Turn)

Vous ne saviez qu’il y aurait des morts et du sang? Et bien maintenant c’est fait.

7. Les Noces rebelles ( Revolutionnary road)

Bon là c’est simple c’est juste idiot.

6. Reviens moi (Atonement)

Il faut se mettre à la place du distributeur, le public français connaissait-il l’existence du mot expiation?

5. Les infiltrés (The departed)

Le titre anglais ne tenait pas compte de l’original (Infernal Affairs qui lui même…) alors quoi de plus logique que de changer encore une fois.

4. Voyage au bout de l’enfer (The deer Hunter)

Du chasseur de cerf on passe à la prophétie philosophique.

3. The Dark Kight, le Chevalier Noir (The Dark Night)

Ici, une nouveauté, on garde le titre original et on juxtapose la traduction française. Dans le genre crétin, c’est très bon.

2. Sex Intentions (Cruel Intentions)

Comme c’est plus aisé de vendre un film qui contient le mot sex. Isn’t it?

1. Les évadés (The Shawshank Redemption)

Si vous aviez peur de rater la fin, on vous dit dès le titre comment ça finit. Chapeau bas messieurs.

The shawshank redemption Les evades




COMMENT FAIRE CROIRE QU’ON S’Y CONNAÎT UN MAX AFIN DE SE LA PETER.

12022009

Vous détestez le cinéma ? Vous ne savez pas comment vous avez atterri sur ce site et vous avez l’intention de revenir en arrière ? N’en faites rien, cet article est pour vous, vous qui tous les samedis vous coltiner les amis de votre femme, qui ne parlent que de films. Vous les détester, vous les haïssez, vous avez envie de hurler et de leur mettre votre doigt … mais vous n’osez pas, vous n’osez pas intervenir dans la conversation, le cinéma c’est pas votre trip.

Hurler

Voici donc le petit guide du COMMENT FAIRE CROIRE QU’ON S’Y CONNAÎT UN MAX AFIN DE SE LA PÉTER.

 1 – Les références

Indispensables quand on souhaite se la raconter grave. Rien ne sert de s’y connaître ou de s’y intéresser pour balancer 2-3 noms. L’énoncée d’un film suivie d’un « celui là est véritable chef d’oeuvre » , suffit pour vous faire passer pour un connaisseur. Le connaisseur en bonne société est celui qui cite et non celui qui étaye. Ne vous inquiétez donc pas vous ne serez jamais questionné dessus. Au pire vous pourriez en citer un autre pour faire diversion. Quelques exemples de films ou de réalisateurs avec la phrase type à utiliser :

  • La règle du Jeu, de Jean Renoir, 1939 – « un regard au vitriol sur la bourgeoisie et la noblesse du début du XX ème siècle ».

  • Citizen Kane, d’Orson Welles, 1941 –  » le film qui révolutionna le cinéma avec ses flashbacks, ses contre-plongées, sa profondeur de champ ».

  • Hitchcock –  » Ca reste il est vrai le maître du suspens, mais quelle perversité et quelle misogynie! ».

  • 2001 l’odyssey de l’espace, de Kubrick, 1968 - Pour la science fiction, vous vous contenterez de dire « Oui Gérard le film dont tu parles est pas mal, mais soyons sérieux à côté de 2001 … »

Conseil : Une petite pique sur le cinéma français c’est simple et efficace, cela redonnera la sourire aux convives.

2 – La technique

Ce n’est pas la partie la plus facile alors tentez d’y passer le moins de temps possible. Restez-en aux :

  • Traveling de la fin du film

  • Le plan séquence lors de la présentation du personnage principal.

  • De dire qu’ils ont fait d’énormes progrès avec les caméras DV. « Mais c’était pas filmé en DV? », « oui, je sais, et ce serait presque à regretter »

Conseil : à placer juste avant de passer à table.

3 – Avoir une longueur d’avance

Rendez-vous sur allociné ou IMDb, ce ne sont pas les meilleurs sites, mais bon vous n’aimez pas le cinéma, rappelez-vous. Vous apprenez 2 titres de films (de préférence en Anglais) dans les rubriques ‘Coming soon’ ou ‘Les films les plus attendus’. Il ne vous restera plus qu’à inventer une histoire invraisemblable et de partir au milieu de celle-ci, prétextant une envie pressante. A votre retour, la conversation aura changé, pour finir sur l’achat d’un canapé par le type qui n’arrête pas de reluquer votre femme . Oui je sais c’est dur, mais en même temps ce sont les amis de votre femme pas les miens.

Conseil : Essayer de dénicher un film Iranien

4 – Votre vocabulaire

Dans cette société du paraître, vous êtes ce que vous dites. Ne gâchez donc pas les étapes 1, 2 et 3 avec un comportement timoré et un langage monastique.

  • Soyez pugnaces, n’hésitez pas à affirmer, balancez des contre-vérité, de toute façon après le troisième verre de sangria de la mère Monique tout le monde aura oublié de quoi vous parliez.

  • Prenez de temps en temps en air pédant, on sentira en vous l’artiste qui sommeille.

  • Essayez de vous énerver au moins une fois, ça dénotera en vous une passion. Faites le de préférence sur le plus timide de la bande, vous vous sentirez aussitôt rehaussé au sein du groupe.

Conseil : A table débrouillez vous pour être entre votre femme et le timide du groupe que vous allez humilier.

Munis de ces conseils et de votre sagacité, vous devriez diminuer vos souffrances lors de ces repas interMINABLES. Si ce n’était pas le cas, 2 solutions s’offrent encore à vous : le divorce ou l’alcoolisme.




Etat du cinéma américain

4022009

Vous êtes un jeune réalisateur, vous souhaitez faire un film aux États-Unis d’Amérique, le pays de la liberté, et vous espérez en tirer un maximum de blé. Voici quelques conseils sur ce qui marche ces derniers temps.

 The roof is on fire

-> Biopic - L’intitulé « Inspiré de faits réels » fait mouche à chaque fois, on se demande bien pourquoi, mais bon. Tenter néanmoins de susciter le pathos. (Walk the line, Che, Into the wild…).

-> Super Héros – La guerre du bien et du mal arbitrée par des personnages qui portent un slip par dessus leur costume. Là vous pouvez y aller franco à chaque fois. Rajouter à cela une touche ‘problèmes existentiels’ du héros et c’est le jackpot.

-> Remake – Vous avez aimé un film, prenez le même scénario et ne changez que les acteurs. De préférence un film coréen ou espagnol. Aucun temps de latence à respecter entre l’oeuvre originale et sa copie, le public s’en moque, tant que le protagoniste ressemble à un WASP. (Infernal affairs 2004 – remake : les infiltrés 2006; REC 2008 – remake la même année!)

-> Et la petite soeur déguisée du remake, la Suite – En 2007 on avait droit à Shrek 3, Spiderman 3, Jason Bourne 3, Pirates des Caraibes 3, Rush Hour 3, Die Hard 4, Harry Potter 5

-> Films d’animations – Pas forcément la plus mauvaise catégorie des 5, du moins quand c’est signé PIXAR.

A titre d’exemple, lors de l’année 2008, 17 des 20 films ayant fait le plus grand nombre d’entrées aux States étaient des 5 catégories sus-mentionnées. Segmentation quand tu nous tiens ! Alors quand on voit les majors commencer à se rapprocher des productions indépendantes style Sundance, on peut s’inquiéter. Tant que des Aronofsky arriveront à passer, on pourra malgré tout s’estimer heureux.

lol
 

Rassurez vous le cinéma Français qu’on aime tant (je rigole) n’est pas exempt de tout reproche, la segmentation est ici beaucoup plus simple : le film comique beaufisant à toute les sauces: Bienvenue chez les ch’tis, Asterix, Disco, Vilaine.








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