Gran Torino – Jamais sans ma caisse

18022009

Walt, vaguement raciste, franchement misanthrope, vit seul depuis le décès de sa femme.  Sa famille l’ennuie et d’ailleurs rien, a l’exception de sa Gran Torino, n’arrive a le tirer de cette vie. Ses blessures de la guerre Coree ne sont toujours pas refermées, sa rencontre avec ses voisins Hmong, lui donnera une opportunité de rédemption aussi inattendue qu’inespérée.

Eastwood Gran Torino

Un film d’un géant du cinéma, une force de la nature (c’est du moins l’image qu’il laissera – ce film compris), un homme qui a contrario de son image a quelque chose derrière la carapace.

Difficile de ne pas avoir peur quand, après avoir taclé le tâcheron Joel Schumacher dans un précèdent article, on se retrouve au milieu d’un film de Clint Eastwood, ou vengeance et rédemption se partagent le rôle titre (a défaut d’acteurs secondaires d’un bon niveau).

Heureusement le Eastwood vieillit bien et l’on est assez loin de la période réactionnaire version Dirty Harry. Presque un film testament. Clint est, et restera ce qui se fait de plus américain. Ce film ne déroge pas a la règle. Un film avec le drapeau amerloc (la cause de son traumatisme) sur son perron, de la bière (comme unique compagnon), des problèmes communautaires (les USA de nos jours), la religion (si ce n’est la solution, du moins une alternative) et des voitures.

Un film nostalgique, triste et pourtant empreint d’optimisme. Un grand petit film, ou un petit grand film, votre sensibilité tranchera. Un petit bémol pour les rôles secondaires, fades et assez peux intéressants de toute façon. 

En trois films (Les noces rebelles, The Wrestler, Gran Torino), l’année 2009 nous livre décidément une vision désenchantée de l’Amérique contemporaine.

vraivaleur.bmp

 







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