Panique au Village

22062010

Cheval, Indien et Cowboy vivent dans la même maison. Un jour celle-ci s’effondre le lendemain on leur vole les murs, bref c’est la panique au village.

Panique au Village

Peut-on aimer un film simplement sur le fait de son absurdité, de l’originalité ou d’un délire total ? Une oeuvre peut-elle se suffire de son originalité, une sorte d’autosuffisance artistique ? Je serai tenter de dire oui, parfois ça fonctionne, comme un petit vent frais en plein mois d’Août, c’est court, ça change, ça rafraîchit, on ne sait jamais d’où il vient mais au final ça fait du bien. Plus que le travail de titan imposé par le stop motion (l’image par image qui rend cet ensemble artisanal si touchant et si loin des  blockbusters US), c’est l’aplomb avec lequel l’ensemble est assumé qui force le respect.

Alors naturellement comme le petit vent frais du mois d’Aout, plus que l’originalité débordante, c’est par la durée et les longueurs que le mal viendra, quand ça se prolonge trop on commence à en avoir un peu marre. Panique au Village dure 1h15 et c’est assez heureux que ce ne soit pas plus long. Car on ne voit pas 1h15 classique, non, on a droit à 915 plans où 144 000 images trouvent leur place, soit autant voire plus que de nombreux films plus longs.

Difficile de dire à qui s’adresse le film, à tout le monde et à personne à la fois,  à chacun d’y piocher en fonction de sa vie et de ses expériences, la devise (imaginaire) des réalisateurs pourrait se résumer probablement à ceci : faisons d’une suite de délires, un film. Un long épisode des Simpsons moins structurés, un soupçon de Wallace et Gromit (pour le côté inventif) et d’excellentes voix font de ce projet, un film qui étonnera avant de vous scotcher un sympathique sourrire. Ce qui n’est déjà pas si mal.

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