Dans ses Yeux

14102010

1974, Buenos Aires. Benjamin Esposito enquête sur le meurtre violent d’une jeune femme.
25 ans plus tard, il décide d’écrire un roman basé sur cette affaire « classée » dont il a été témoin et protagoniste. Ce travail d’écriture le ramène à ce meurtre qui l’obsède depuis tant d’années mais également à l’amour qu’il portait alors à sa collègue de travail.

Dans Ses Yeux

Quand on a l’estampille  » Meilleur Film Étranger », cela attise autant la curiosité que l’esprit critique. Après il faut bien voir que pour les amerlocs le meilleur film c’est celui qu’ils comprendront, qui ressemble à ce qu’ils font, ou tout du moins des standards qu’ils attendent. Pour gagner cet Oscar, il y a un cahier des charges bien rempli. Étonnant et dommage d’ailleurs qu’un prophète n’est pas été récompensé. Mais c’est un autre débat.

Qu’est-ce qui a donc pu plaire aux vénérables membres de l’académie ?

A priori c’est cette histoire basée sur une double relation, à la fois professionnelle et sentimentale. Cette impossibilité d’accomplir les deux en même temps, ces difficultés qu’éprouvent les 2 personnages et qui finalement, après 25 ans, sont toujours là. Le temps passe, la passion reste. A y regarder de plus près, le thème est intéressant et plutôt sobre, n’y a t-il finalement pas possibilité d’assister à un très grand film ?

Question à laquelle on s’empresse de répondre : NON. Car si la relation professionnelle tient la route, il est difficile d’en dire autant de leur amourette si convenue et tellement prévisible. Ces passages sont assez mal écrit et trop sur-joués pour qu’on y croit adhère à l’histoire. Ce manque de finesse dans l’écriture et dans les personnages atteint tout son ridicule dans cette scène d’interrogatoire menée par Irène. Tellement caricatural que cela en devient indigne. On pourrait parler de l’énorme plan séquence, mais à y bien réfléchir il est sacrément tape à l’oeil et aurait mérité de commencer 1m30 plus-tard.

Comme le disait Richard Bohringer en parlant de Murakami exposé à versailles :  »Murakami (…) c’est comme Botero. Botero je vois ses tableaux je vois l’idée. Quand je vois l’idée je vois pas ce que j’ai envie de voir dans une oeuvre d’art. »

Un film correct, SANS PLUS (ni Oscar).

valeurdevenir.bmp

PS Certains maquillages sont vraiment merdiques.







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