28 jours plus tard – Un peu plus et c’était réussi !

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Je ne m’attarderaipas sur le début du film qui est plus que satisfaisant (quel plaisir de voir Londres vide, du post-apocalyptique comme on l’aime), ni sur le faux débat, est-ce un film de zombi ou un film de virus? Car il semble évident que le modèle de Danny Boyle reste l’inégalé Zombie de G. Romero. Petite innovation intelligente, ici les zombis abandonnent leur démarche à la Nosferatu pour se déplacer aussi vite que leurs proies.

Qu’est-ce qui cloche alors?

Danny Boyle (Petits meutres entre amis, Trainspotting, La Plage …..) a toujours été un réalisateur plus visuel et aguicheur qu’un maître à penser, et c’est bien là que le bas blaisse, tant qu’il ne s’évertue pas à intellectualiser le propos, le film reste très regardable mais chassez le naturel et le manichéisme revient au galop.

London post apoca

Passons donc la photo très correct pour du DV, les plans saisissants et la manifique musique de John Murphy pour arriver aux 2/3 du film et la confrontation des protagonistes principaux avec la camp militaire :

A Scorcese le cinéma de la rédemption, à De Palma celui du trauma, Boyle lui s’attache corroborer la maxime, l’homme est un loup pour l’homme (spécialement quand il est en groupe). Ses précédents films étaient ainsi (petits meurtres, la plage, trainspotting …) le groupe sous couvert d’assistance, finit toujours par pervertir et piéger l’individu, de préférence le héros du film (identification du spectateur qui comprend la victimisation).

Si l’intention de dénoncer ce genre d’effets d’un groupe (de la civilisation?) est justifiable, les moyens employés ne sont malheureusement pas à la hauteur. Le manque de finesse de Danny est par moment épuisant tant il anéantit les espoirs placés en lui. Les personnages sont - c’est plutôt une habitude chez lui – si caricaturaux qu’ils en perdent toutes crédibilité (soldats idiots, enfantins, machistes), ce qui se traduit également dans ses plans où les cadrages finissent tous par se ressembler.

Danny Boyle :  »bon les gars on va faire un cadrage décalé, pour suggérer que tout va mal »

Des critiques de cinélive présents sur le tournage : « wow c’est génial comme idée! »

Passons sur les images tape à l’oeil (ralenti façon MTV, images saccadées à la Tsukamoto…), nous mettrons ça sur le manque de moyen.

Une fois le bourbier scénaristico-cinématographique de la base militaire dépassé, nous avons droit à l’une des fins les plus nulles qui soit. En 2 minutes et en total décalage avec le reste du film, le happy-end arrive. Pourquoi, comment? On ne sait pas, le peu de pseudo moralité que le film essayait de véhiculer s’envole avec les hélicoptères. La fin est bâclée, un vrai foutage de gueule en règle.

Alors il parait qu’il existe une (plusieurs?) fin alternative, mais quand on paye 8 € sa place et qu’on a droit à la version moisie et non à l’alternative, on s’en cogne un peu. Heureusement – car il faut bien être positif de temps en temps – le film finit aussi mal que sa suite commencera brillamment bien avec le magnifique acte de lâcheté de Carlyle.

En ce qui concerne le prochain projet de Danny Boyle, Slumdog, n’attendez rien de bon, le bouquin n’est qu’une accumulation de stéréotypes de l’inde le tout badigeonné d’une morale de bas étage. Mis à part avoir des oscars tout ça ne donnera rien de bon.

valeurdchue.bmp

Filmo zombie

La nuit des morts vivants – 1968 George Romero, l’oeuvre par laquelle tout arriva.

Zombie – 1978 George Romero, le plus politisé de la série.

- Dellamorte dellamore- 1994 Michele Soavi – Un véritable bijou, que dis-je une PERLE méconnue.

 

Filmo comico-zombi 

- Braindead- 1992 Peter Jackson

- Shawn of the dead – 2004 Edgar Wright

 

Filmo à éviter

- Resident evil - Le film pas le jeu.

- Je suis une légende

- House of the dead

 

 







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