Buried

26122010

Un homme se réveille dans un cercueil. Il est enterré vivant ! Pourquoi ? Que faire ? Faute d’oxygène autant de questions auxquelles il faudra répondre rapidement.

buried

1 lieu, 1 personnage et 1 film. C’est à la fois simple et attractif. Ce film concept est évidemment l’exercice de style par excellence. Racontez l’histoire à vos amis (pour ceux qui en ont) et ils vous diront : « mais c’est pas long ? on ne s’ennuie pas ?… ». Vous l’aurez compris, la première victoire d’un tel projet est avant tout d’occuper le spectateur. Vainquez doutes et scepticismes, et votre film en sortira grandi, mieux il plaira. Le reste ne choquera pas, on est prévenu, il n’y a pas tromperie sur la marchandise.

90 minutes durant, dans cet espace clôt, nous allons avoir droit à notre dose d’humour, d’amour, de suspens, d’action, de larmes… Tout ça grâce à un téléphone* et une lampe. Le dosage est assez réussi car l’on ne s’appesantit pas trop sur tel ou tel aspect. Quelques piques certes sur l’invasion US, sur la marchandisation des individus… mais rien de suffisamment développé pour nous détourner de l’essentiel : un homme dans un cercueil, que faire pour ne pas mourir ? Les limites sont connues : cohérence et vraisemblance prêtent à discussion, faire de ce film un film politique aurait peut-être été le point de vu le plus couillu et difficile à réaliser. Mais à la manière d’un Cube, il faut accepter le postulat pour entre dans le jeu.

Car sous ses aspects dramatique il s’agit là …. ; car une fois l’histoire acceptée par le spectateur, celui-ci ne pourra s’empêcher de se poser 2 questions : Pourquoi ? et, que ferais-je à sa place ? D’une certain manière on est un peu dans le cercueil également. C’est évidemment un cinéma malin plus que du grand cinéma (un pin’s parlant de twilight à celui qui me résume ce qu’est le ‘grand cinéma’), difficile d’en tire un quelconque avis sur le réalisateur. Les plans sont variés et astucieux (travelling ascendant, vues de l’extérieur du cercueil…); suffisamment pour que l’on ne s’ennuie pas. C’est déjà ça. Rappelons nous néanmoins que si Memento a été suivi par The Dark Knight, Cube a lui vu arriver Splice.

Mais de toute façon le propos n’est pas là, il s’agit d’entertainement qui permet de passer un bon moment, enfin un moment angoissant plutôt.

Valeur en devenir
*Amusant de voir, et avec quelle ironie d’ailleurs, comment malgré le téléphone portable, cet outil de communication extraordinaire qui écrase les distances, il n’a jamais été aussi difficile de se parler.







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