Limitless

6072011

Un écrivain raté se voit offrir une pilule miracle par son ex-beau frère. Avec elle, plus de fatigue, fini les embrouilles, elle vous rend plus fort et plus intelligent. Un peu à l’opposé de ce que le film pourra faire aux spectateurs.

limitless

C’est l’histoire d’un mec qui gagne au loto, il est heureux car ses problèmes ont disparu. Sa seule hantise ? Perdre ce fric et les avantages qui vont avec. Heureusement, fric = pouvoir, ses problèmes ne sont donc pas pour demain. Limitless c’est ça. Une ode à la facilité, au flouze et à la célébrité. Faire rêver les gens c’est leur promettre que tout sera facile, qu’ils n’auront aucun effort à fournir. Le film a ce mérite, d’être un parfait reflet de notre société. Les deux semblent avoir les mêmes défauts. En oeuvre témoin de notre temps, Limitless s’impose.

Remarque dire  »film » ou  »oeuvre » c’est un peu exagéré. On est plus en présence d’un clip étiré sur 100 minutes et des brouettes, qu’autre chose. Dans le genre réalisation tape à l’oeil, Neil Burger (dont on évitera de faire de mauvais jeux de mots) c’est appliqué la même devise que celle de son clip allongé. Faire un film c’est facile, yaka empiler des images les unes après les autres, les accélérer au montage, trouver un effet pour simuler la prise de cette drogue et puis c’est bon. On a un film. Dommage s’il est mauvais. Le film va vite mais n’exploite aucune des pistes qu’il effleure. Le meurtre de la gonzesse, la politique, le monde des traders. Tout n’est que prétexte à ne rien dire. De ce point de vu là c’est réussi.

De toute façon, on aurait du s’en douter, il y a Robert De Niro dedans, vous savez l’acteur des années 70-80. De Niro dans un projet c’est quand même légèrement casse gueule depuis 15 ans. Les films comme ça on les refiles à Deniro et au Christian Bale du pauvre, on les donne pas aux autres. Qui en voudrait ?

Ce film est-il divertissant ? Oui peut-être, mais pour qui… Il s’agit semble-t-il plus d’une opération mercantile surfant complaisamment sur l’air du temps. Le public on s’en fout, la dernière réplique est d’ailleurs un modèle du genre en foutage de gueule.

A ranger sur l’étagère des films gadgets à la fausse bonne idée.

valeurdchue.bmp







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