Somewhere

10012011

Johnny Marco, auteur à la réputation sulfureuse vit à l’hôtel du Château Marmont à Los Angeles. Il va recevoir une visite inattendue : sa fille de 11 ans.

Somewhere

C’est un vieux débat, filmer l’ennui, même avec talent, peut-il être passionnant pour le spectateur ? Je dis spectateur, car il y aura toujours des critiques pour se masturber sur la beauté et sur le minimalisme de l’oeuvre (et pour être minimaliste ça l’est). Car dans Somewhere, contrairement à Virgin Suicides ou Lost In Translation, pas de musique planante qui vous décolle à 10 cm au dessus du sol pendant 2 heures, pas de romance légère et subtile où l’on découvre Scarlett Johansson dont on tombe immédiatement amoureux. Non. Somewhere c’est la description d’un monde mondialement fantasmé mais que l’on ne connaîtra jamais : le quotidien d’une star hollywoodienne.

Cette star s’ennuie, sa vie est monotone. De strip-teaseuses, à sa voisine de pallier, tout est tellement aisé que cela en devient inintéressant. Montrer avec réalisme l’insignifiance hollywoodienne est surement un excellent choix de la part de Sofia Coppola. Quand on met en relief avec ce qu’a pu être sa vie avec Francis Ford, on se dit que cela peut constituer une passionnante mise en abîme… Malheureusement on se dit beaucoup plus de choses que l’on en ressent.

Et puis une jeune fille apparaît. Là on passe on passe au niveau film d’action première catégorie façon Die Hard. Le quotidien vole, le sens de la vie rejaillit (pour Stephen Dorff et les critiques sus mentionnés pas pour le spectateur) et cela donne de gentilles petites scénettes touchantes entre un père et sa fille*.

Voila c’est à peu près tout. A la fin du métrage on se demande pour qui est destiné ce film. Les festivals ? sûrement. Francis Ford ? Sûrement un peu. Les critiques à l’onanisme dégoulinant ? allez savoir. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est prétentieux car il y a, c’est quand même visible, une véritable démarche de la part de Sofia Coppola, une continuité (pas forcément dans le bon sens) de son oeuvre. De ce point de vu là, c’est cohérent. Mais qui peut aimer un film, aussi intelligent soit-il, qui n’apporte rien, pas d’action, pas d’émotion, pas de réflexion ? Telle est la question.

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* Qui soit dit en passant est interprétée avec une justesse et une fraicheur déconcertante par Ellen Fanning. Cela suffirait presque à gommer la fadeur de Stephen Dorff (mais vous me direz que c’est le rôle qui veut ça).

** Très belle affiche en tous cas.







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