L’horreur/Gore des genres stériles en talents ?

27032009

Si le postulat énoncé dans le titre vous parait juste, cet article est fait pour vous et lisez bien attentivement ce qui va suivre. Ce type de film a souvent été pris comme le parent pauvre du cinéma, alors qu’à y regarder de plus près, certains des grands d’aujourd’hui, ceux qui alignent au minimum 8 zéros avant la virgule au box office à chaque film, sont passé par là. Souvent en restant dans le domaine plus large et moins décriée qu’est le cinéma fantastique, mais pas toujours et heureusement.

James Cameron.

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Comment a-t-il commencé :Découvert comme tant d’autres par Roger Corman, il officie comme directeur artistique sur quelques oeuvres « mineures » (Les Mercenaires de l’espace, Galaxy of Terror…) avant de se voir confier la réalisation (attention ça va briser le mythe) de (roulement de tambours) Piranha 2 : Les Tueurs Volants

Succès prévisible ? : Si l’on se fie au succès et à la qualité de Piranha 2, on serait tenté de dire non, mais il faut savoir que sur ce dernier film, il n’aura jamais le controle exclusif au montage, et qu’il reniera ce film par la suite. A néanmoins travaillé sur les effets spéciaux de New York 1997.

Et par la suite : Terminator, Aliens le retour, Abyss, Terminator 2 et Titanic. Que du très très lourd et avouons le du très bon dans l’ensemble.

 

Sam Raimi.

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Comment a-t-il commencé : Tout commença en l’an de grace 1981, avec la sortie du vénéré Evil Dead, film d’horreur très gore qui aura Evil Dead 2 et 3 pour suites, plus accées sur le second degré. Avec des budgets ridicules il a réussit a se faire un nom et même a avoir la très bonne idée de mettre Joel Coen dans ses valises.

Succès prévisible ? : Oui, oui, et encore oui. Ce sens de la caméra, très peu l’ont, et alors que la « mode » des super héros n’est pas encore véritablement lancée, il réalise dès 1990, Darkman, un film qui augurera de ce qu’il fera avec la franchise Spiderman.

Et par la suite : Il alternera les genres, du western vitaminé avec Mort ou Vif (Sharon Stone, Di Caprio, Russel Crowe, Gene Hackman…) au polar avec Un Plan Simple. Mais sa carrière va prendre un tournant décisif avec la sortie de la trilogie (pour le moment)Spiderman. Si tout n’est pas parfait dans cette série, retenons que le 2 est d’un nouveau très satisfaisant.

 

Peter Jackson.

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Comment a-t-il commencé : 4 ans, 11 000 $, et une dizaine de personnes, voila ce qu’il a fallu à Peter pour réaliser son premier film, le bien nommé Bad Taste. Des extraterrestres envahissent la terre, ils prennent l’apparence d’humains pour les « moissonner » et les utiliser dans leur Fast Food. Un film qui à la manière d’Evil Dead, confirme le talent du Néo Zelandais, et son génie à tirer profit du four de sa maman (là où sont réalisés les masques – d’où la forme carrée) et de quelques pots de ketchup.

Succès prévisible ? : Succès absolument inespéré, et en partie du aux qualités de son troisième film (toujours un film de genre) Braindead et ses 300 litres de sang rien que pour la scèen finale. Sa touche humoristique a par ailleurs permis au genre de se démocratiser.

Et par la suite : La suite vous la connaissez tous, Le Seigneur des Anneaux, et King Kong, Peter Jackson est devenu un dieu vivant dans son pays, non pas parce que la Nouvelle Zélande a déclarée reine les épreuves de sumo, mais bien parce que désormais tout le monde sait placer ce petit pays sur une carte.

 

Brian De Palma.

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Comment a-t-il commencé : Un autre de plus découvert par Roger Corman. Ses premiers films, avec entre autres Bob De Niro, passent inaperçus, et le succès n’arrive finalement qu’avec Soeurs de Sang, petit film d’horreur où les obsessions de Brian sont déjà bien affirmées (le trauma et la duplicité du personnage). Suivront quelques autres films « horrifiques », Carrie, Furie qui finiront de le propulser comme le réalisateur en vogue.

Succès prévisible ? : Même s’il est facile de oui  à contre coup, la vision de Soeurs de Sang ne laisse aucun doutes quant aux talents de son géniteur. Le film horrifique n’a été qu’un moyen, il est probable qu’il aurait inévitablement réussi à percer indépendamment du genre.

Et par la suite : Scarface, L’Impasse, Les Incorruptibles, Pulsion, Body Double, que du bon, alors certes le soufflet est un peu tombé, mais quelle carrière !

 

Alors oui, vous me direz qu’ils est plus facile de tirer son épingle du jeu dans ce genre de cinéma où la concurrence est moins lourde, et que ces réalisateurs ne sont pas revenus (pour le moment !) à leurs premières amours, mais admettons les séries B et (parfois) Z horrifiques  comme du cinéma, et ne boudons pas notre plaisir à découvrir le Peter Jackson de demain. Et puis tant qu’on est lancé, une dernière image pour la route.

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Ces « 1er film » qui annonçaient déjà un grand nom

19032009

N’avez vous jamais été frappé devant le talent précoce de certains réalisateurs? Si Stanley Kubrick (du moins c’est la légende qui raconte ça) a été obligé de racheter toutes les copies de ses premiers films, tant il en avait honte, la liste de réalisateurs suivants est tout autre. Ici c’est la carton plein dès le premier essai. A tel point que le film serait réalisé par quelqu’un de plus expérimenté que cela ne choquerait personne. Le point commun de tous ces films, c’est l’étincelle de magie apportée par leur créateur, pour transformer un film tout ce qu’il y a de plus basique en un « bon » film, et pour un premier essai c’est déjà pas si mal.

 

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Steven Spielberg – 1971  – Duel

Ce qui ne devait être qu’un vulgaire film TV au scénario filiforme, se transforme en 90 min de suspens. Spielberg réussit le tour de force de rendre humain ce camion et d’en effrayer le spectateur et donc de le mettre du côté du protagoniste principal. La course poursuite est géniale et témoigne avec un peu d’avance du talent de son auteur. Une prologue aux Dents de la Mer.

Ses succès qui ont suivi : Les Dents de la Mer, L’Empire du Soleil

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Darren Aronofsky – 1998 – Pi

La vie est elle une séquence mathématique? Peut-on faire un film de ce postulat? Vous , non, Darren Aronofsky, oui. Pas une seconde d’ennui, une réalisation nerveuse et inventive (très inspirée par le cinéma de Tsukamoto). Un film qui a le fond et la forme. 60 000 $, 3 bouts de ficelle et un réalisateur de génie ont suffi.

Ses succès qui ont suivi : Requiem for a Dream, The Wrestler

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Bong Joon-Ho – 2000 -Barking Dogs Never Bites

Toujours la même histoire, un scénario improbable, et un réalisateur qui se révèle. Un sens presque inné du mouvement et de la couleur, des personnages attachants et vivant. de l’humour. Il ne manquait plus qu’une histoire plus accrocheuse (ce qu’il aura avec le chef d’oeuvre qu’est Memories of Murder), pour qu’en plus d’un bon film, il en face également une oeuvre majeure. Le, pardon, « un » des réalisateurs asiatiques qui compte actuellement.

Ses succès qui ont suivi : Memories of Murder, The Host

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James Gray – 1994 – Little Odessa

Attention cet auteur se fait rare (4 films en 15 ans), autant vous dire de profiter du bonheur que vous aurez à regarder l’un de ses films. Avec Little Odessa, James Gray marque un grand coup dans l’univers du pola américain, un grand coup car s’il ne révolutionne rien, son film est pourtant indispensable. Sa principale qualité résidant dans son choix d’acteurs, et la façon dont il a de les diriger pour mieux les sublimer. D’autres films James et vite !

Ses succès qui ont suivi : La nuit nous appartient, Two Lovers

Violent Cop

Takeshi Kitano – 1989 – Violent Cop

L’année 1989 restera marquante pour 2 raisons, la chute du mur de Berlin et la naissance au monde (il est à l’époque déjà connu comme animateur a succès au Japon) de Takeshi Kitano. Son

Ses succès qui ont suivi : Hana-Bi, Zatoichi

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Alejandro Amenabar – 1996 – Tesis

En pleine vague cinéma hispanique, Alejandro débarque sur nos écrans avec un thriller horrifique non dénué de sens. Interdit au moins de 16 ans, il est sans concession et témoigne du talent précoce de son réalisateur (24 ans !). Le muchacho a le sens de la narration et du suspens, ses films seront à la fois, des succès critiques et public.

Ses succès qui ont suivi : Ouvre les Yeux, Les Autres.

Sang pour sang 

Joen Coen – 1984 – Sang pour Sang

Après s’être fait la main sur Evil Dead avec Sam Raimi, les frangins signent un polar nerveux et parfaitement ciselé. Le film laisse imaginer le talent dont ils disposent et qu’ils ne tarderont pas à canaliser pour en sortir des petites merveilles comme Fargo. Des scénarios intelligents, des images magnifiques, une direction d’acteur irréprochable. Just wait and see.

Les succès qui ont suivi : Arizona Junior, Frago, The Big Lebowski




Scorsese, De Palma, Burton, Stone, des réalisateurs en chute libre ?

26022009

Ils étaient doués, leurs films resteront parmi les meilleurs de leur époque et pourtant,  un jour tout a basculé. Une envie de reconnaissance du public, des critiques? Difficile à dire, peut-être n’ont ils plus rien à dire finalement. Retour sur 4 grands réalisateurs américains, dont la carrière ne semble plus aller dans le bon sens.

Declin

1- Martin Scorsese.

Il est de ceux qui ont marqué les années 70. On le qualifie de cinéaste de la rédemption, tant les parcours de ses interprètes principaux s’y prêtent. On peut être certain que ce cinéphile averti que se dit inspiré par Cassavetes, a provoqué nombre de vocations dans la nouvelle génération. On lui doit en autre, Mean Street, Taxi Driver (You talkin’ to me), Ragging Bull (You fuck my wife), Les Affranchis ou encore Casino. Que lui reproche-t-on alors ? Et bien depuis Casino justement, son cinéma c’est un peu étiolé (à l’image De Niro d’ailleurs qui joue dans tous les films précédemment cités), lui qui connaissait des succès d’estimes a sans doute voulu connaître la reconnaissance du public, d’où des grosses productions malheureusement à succès (Gangs of New York, Aviator, Les Infiltrés) qui si elles ne sont pas mauvaises en soi, sont avouons le, très loin de la qualité et de la sincérité que dégageaient ses premiers films. Il n’a certainement plus rien à dire mais on lui pardonnera vu tout ce qu’il a déjà donné.

2- Oliver Stone.

C’est un personnage controversé que cet Oliver Stone. Amateur de drogues, réalisateur outrancier, n’hésitant pas à s’attacher à des projets brûlants (JFK, Né un 4 Juillet, Salvador), il n’est jamais loin d’une polémique dont on le devine se délecter. Si c’est un grand réalisateur (Tueurs Nés, Platoon, JFK) c’est également un brillantissime scénariste auquel on doit, Midnight Express, Scarface, Conan le Barbare… Ses succès au Box-office n’y sont par ailleurs pas étrangers, car Oliver Stone est avant tout un réalisateur populaire. Pourtant depuis Tueurs nés, plus grand chose à se mettre sous la dent, certes il y a eu des petits films sans prétentions (U-Turn, Freeway), mais rien d’exceptionnel, voire même des films assez mauvais (WTC, Alexandre, W), d’ailleurs les bénéfices de ses films ne sont pas tous à la hauteur. Il est probable qu’il retrouve un jour ou l’autre sa verve et son talent, mais pour le moment on attend toujours.

3- Tim Burton.

Cinéaste onirique, mêlant le conte de fée et la réalité comme trop peu savent le faire. Ses films dégagent une atmosphère unique, avec des personnages touchants (Edward au mains d’argent, le pinguoin dans Batman le Défi) et un amour inconsidéré pour les films de série B de la première moitié du siècle dernier qu’il retranscrit en leur rendant hommage dans ses films (Ed Wood, Mars Attack). On pourrait croire, si l’on ne le connaissait pas, que certains de ces métrages ont été fait par un enfant, un enfant de génie. Mais depuis Sleepy Hollow, qui est peut-être son chef d’oeuvre, c’est la catastrophe. D’un pale remake de la Planète des singes, en passant par un Charlie et la Chocolaterie au goût mielleux. On a du mal à le retrouver, les dollars eux, s’entassent pendant ce temps là. L’explication tient peut être au fait qu’entre temps, il est devenu père tout en perdant le sien. Big Fish ressemble en cela à un film testament, testament d’une période et d’un univers. L’enfant a grandi.

4- Brian De Palma

Fan de Hitchcock, on l’a accusé, souvent a tort, de le plagier alors qu’il était simplement entrain de réécrire les codes du cinéma. Si Scorsese est le cinéaste de la rédemption Brian est celui du trauma et de la manipulation, et ses films en sont tous marqués. Ne dit-il pas lui même « le cinéma ment 24 fois par secondes ». De son début de carrière chez Roger Corman, il en a gardé le goût du film horrifique (Soeurs de Sang, Furie, Carrie au bal du diable, Pulsions). Depuis il s’est essayé à bien des genres, avec toujours le même succès (Scarface, L’impasse, Les Incorruptibles, Body Double…). A quand remonte son dernier bon film ? A Snake eyes en 1998 (putain 10 ans), où il commence magistralement le film par un plan séquence d’anthologie et où il réussit également la prouesse de faire jouer Nicolas Cage correctement. Et ce n’est pas une sinécure. Depuis, un film de SF bancal (Mission to Mars), et deux échecs tant publics que critiques (Femme Fatale et le Dahlia Noir). Il est à craindre que le cas de l’élève De Palma soit similaire à celui de son collègue Martin et que le meilleur (et il y en a) est pour toujours derrière lui.

Fausses Valeurs triste

A la lecture de l’article certains seront peut-être en désaccord, et je veux bien comprendre, écorner ceux qui nous ont fait rêver, c’est pas très classe, je leur accorde que j’ai tiré quelque peu à charge, mais admettons quand même qu’à grand réalisateur grand film, et ce n’a pas toujours été le cas dernièrement pour ces derniers. En espérant  qu’ils  me contredisent dans peu de temps.

 

Les réalisateurs qui tiennent encore le coup et qui, espérons le, ne connaitront pas le même sort :

- Les Frères Coen

- Pedro Almodovar

- David Lynch

- David Cronenberg




Mais qu’est ce, mais qu’est ce, mais qu’est ce qu’ils attendent pour …

17022009

… arrêter de faire des films. Si dans un précèdent article il était nécessaire de rendre hommage a certains réalisateurs se faisant trop absents, il convient aujourd’hui de nous attaquer a l’espèce opposée : le tâcheron sur-actif. Celui dont on entend parler chaque mois dans son numéro de Première, celui qui est le roi du box-office, mais qui pour cela, n’hésite pas a mettre sa déontologie de cote. retour sur le Top5 du moment :

 

1. Joel Schumacher

Qui : Joel Schumacher
Son crime : Ils sont nombreux : avoir tue Batman avec 2 épisodes dépassant le grotesque, avoir réalisé (entre autre) : Le droit de tuer, Chute libre, 8mm, Personne n’est parfaite, le Nombre 23 …
Nombre de films sur les 10 dernieres annees : Trop, soit 7

Ses particularités: Avec des thématiques voyeuristes et tapageuses, difficile de ne pas voir en lui en crasseux réactionnaire.

Raisons d’espérer: Aura 70 ans cette année, le bon moment pour prendre sa retraite et couler des mojitos aux Bahamas.
 

2. Michael Bay

Qui : Michael Bay

Son crime: Rencontrer le succès a chacun de ses films. Et accessoirement avoir realise Pearl Harbor, un des plus mauvais films des annees 2000.

Nombre de films sur les 10 dernieres annees : Trop, 6. 

Ses particularités: Le blockbuster ultime, celui qui a du potentiel, qui est presque bien fait, mais qui n’atteint aucune attente si ce n’est celle de la bêtise. The Island en est le meilleur exemple, un film idiot pour les idiots avec un sujet intéressant. Autre particularité, Monsieur est fan de pyrotechnie, attendez vous donc a voir des voitures exploser.

Raisons d’espérer: Il n’a pas eu encore son premier bide (financier).

 

3. Roland Emmerich

Qui : Rolland Emmerich
Son crime : Cet allemand ferait un parfait porte parole des USA, l’imperialisme americain incarné(ID4). Lorsqu’il pense faire dans le lyrisme il tombe, malheureusement pour lui, dans le grotesque.Un realisateur de serie B qui a pris trop vite du galon.

Nombre de films sur les 10 dernières années : Trop, soit 5

Ses particularités : Son film se résume généralement en une bande annonce, toujours plus spectaculaires les unes que les autres. Son credo : la demesure.

Raisons d’espérer: Un autre echec (apres celui de 10000 BC) le condamnerait a une descente en seconde division, et ici on vote pour.

 

4. Luc besson

Qui : Luc Besson

Son crime : La ce sont plus ses productions (les series des : Taxi, Banlieue 13, Transporteur …) qui sont en cause (quoique certaines de ses realisations comme Angel A, 5ieme element…). Le produit bat de gamme recyclé jusqu’a plus soif, les films de beaufs, par les beaufs, pour les beaufs. Michael Bay a coté passerait pour Stanley Kubrick.

Nombre de films sur les 10 dernières années : Trop, beaucoup trop, il a signé25 scenari lors de cette periode, et je ne compte pas le nombre de prods !

Ses particularités : Des films, betes, crasses, aux ideologies simplistes et reductrices a souhait, qui, si l’on n’accordait pas le benefice du doute a Luc Besson, passeraient pour vaguement fascisants.
Raisons d’espérer: La crise.
 

5. Postal
Qui : Uwe Boll
Son crime : On pourra aimer son cote provocateur (Postal) mais le reste de sa filmo est tout sauf a sauver. Meilleur sur le ring face a ses detracteurs que derriere une camera (plus d’infos ici).

Nombre de films sur les 10 dernières années : Trop, soit une dizaine.
Ses particularités : C’est specialisédans l’adaptation de jeux videos (House of the dead, Alone in the dark…), alors que de son propre aveux, il n’a jamais étéinteresse par ces sujets.Un des réalisateurs les plus détestés sur le Net.
Raisons d’espérer: Le jouissif Postal, aussi idiot qu’improbable, tout proche d’une production Trauma.

 

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Alex de la Iglesia – Qui c’est celui là?

3022009

Si vous n’habitez ni en Corrèze, ni sur Mars, vous le savez depuis maintenant 5-6 ans, le cinéma hispanique est un des plus influent du moment. D’Alejandro Amenabar (Tesis, Ouvre les Yeux), à Guillermo Del Toro (Labyrinthe de Pan, L’échine du Diable), en passant par l’immanquable Pedro Almodovar (pas de liste pour lui, faut quand même pas déconner). Il n’est plus un mois sans que l’on parle du dernier film hispanophone à la mode (REC, l’Orphelinat, Darkness …). Le plus souvent film de genre, ce cinéma inventif a vu passer entre ses gouttes, à tord, un réalisateur trop peu connu du public : Alex de La Iglesia. Ce réalisateur au physique Peter Jacksonien est l’auteur de nombre de bons moments sur pellicules; réparons l’injustice et consacrons lui quelques lignes, avant que cet horrible système ne finisse de le pervertir jusqu’à la moelle.

 

 action mutante

Accion mutante (1992)

Des handicapés reclus de la société décident de se vanger en lançant des actions terroristes. Du grand guignol comme on l’aime, de la série z décomplexée qui ne se prend naturellement pas au sérieux avec des séquences hallucinantes, comme ce gunfight final. Un OFNI.

le jour de la bete 

Le jour de la bête (1996)

Un prêtre, persuadé de l’imminence de la fin du monde, s’allie à un drogué et à un présentateur TV pour provoquer le démon. On est ici dans la série B haut de gamme. Celle qui se fait plaisir, qui fait sourire et réfléchir. Avec ce film, De La Iglesia fait sa rentrée dans la cours de grands.

Perdita Durango 

Perdita Durango (1997)

Un Sailor et Lula barge (« quoi Sailor et Lula c’est pas barge? ») avec le génialissime Javier Bardem. Toi le sadique derrière ton écran, ce film est fait pour toi. Avec ce film De La Iglesia passe au rang de réalisateur sulfureux.

Alex de la Iglesia - Qui c'est celui là? dans REALISATEURS mes_voisins 

Mes chers Voisins (2000)

Dans un immeuble, un riche vieillard décède et les voisins font tout ce qui est en leur pouvoir (évidemment le pire) pour s’appropier l’argent. Un retour au source, pour un film assez proche du Jour de la bête, le côté fou-fou en moins. Son premier film grand public.

crime_farpait dans REALISATEURS

Le crime farpait (2004)

Le chantage sentimental et sexuel du responsable d’un meurtre crapuleux. Les 40 premières minutes sont tout simplement parfaites, ou comment atteindre sa maturité de cinématographe après son 7 ème film. L’outrance est mise en partie seulement (et heureusement) de côté au profit d’un cynisme plus affiné que d’habitude.

 

En un mot comme en 100, un réalisateur que l’on aime, même s’il est à craindre que le meilleur de sa carrière soit déjà derrière lui.

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Mais qu’est-ce, mais qu’est-ce, mais qu’est-ce qu’ils attendent pour f…

20012009

…faire un film ! NTM n’aurait pas dit mieux.

Ces réalisateurs vous on fait saliver, ils sont indissociable de votre culture ciné, et pourtant ils se font trop rares sur nos écrans. Paresseux ? Victime du système ? En manque d’inspiration ? Ou tout simplement (et là c’est moins de leur faute) non distribués chez nous? Voici 5 réalisateurs dont on aimerait avoir des nouvelles, ou plutôt des images, le plus VITE possible !!! :

Tsukamoto 

1 - Shinya TSUKAMOTO.

Dernier film connu en france : Tokyo Fist en 2001.

Pourquoi l’attendre ? :Le réalisateur à la caméra folle, dont Aronofsky dit s’inspirer, est l’instigateur au début des années 90 d’une nouvelle façon d’appréhender le cinéma avec l’émergence du mouvement cyberpunk au cinéma. Les témoins, qui ont survécu à la vision de TETSUO, ne diront pas le contraire.

Son crime : Être un précurseur dont le style peut vite effrayer.

Des raisons d’espérer : 2 films sont encore inconnus, Nightmare detective et Vital.

 

Mais qu'est-ce, mais qu'est-ce, mais qu'est-ce qu'ils attendent pour f... dans REALISATEURS john-carpenter

2 – John CARPENTER

Dernier film connu (hors Masters of horror) : Ghost of Mars en 2001.*

Pourquoi l’attendre ? : On a tous forcément aimé un jour ou l’autre un film de ce grand bonhomme du cinéma, que se soit The Thing et son univers horrifique, Halloween la nuit des masqueset l’établissement des codes du slasher movie, Jack Burton ou comment faire Kill Bill avec 15 ans d’avance… La liste est longue et comme vous êtes des gens respectables vous la connaissez déjà.

Son crime : Ne pas dire amen aux studios

Des raisons d’espérer : La série Masters of horror semble lui avoir redonner goût à la réalisation, et tant mieux, son nouvel opus, L.A Gothic, devrait arriver dans nos salles courant 2009.

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3 – Joe Dante

Dernier film connu en france : 2001.

Pourquoi l’attendre ? :Parce qu’on est un peu con et que Gizmo c’est quand même plus sympa que Winnie l’ourson.

Son crime : Essayer d’apporter un peu de série B dans le système hollywoodien.

Des raisons d’espérer: Assez peux pour être honnête, son épisode de Masters of horror (décidément) Vote ou crève, montre pourtant qu’il n’a rien perdu de sa verve.

gasparnoe

4 - Gaspar NOE

Dernier film connu : Irréversible en 2002.

Pourquoi l’attendre ? : Car Carne est la plus grande claque dans la gueule que le cinéma français est engendrée depuis beaucoup trop longtemps.

Son crime : Politiquement pas correct.

Des raisons d’espérer : Enter the void dont la préparation (trop longue !!) semble toucher à sa fin.

ken-russell

5 – Rêvons un peu Ken RUSSEL.

Dernier film connu : LOVE en 2001.

Pourquoi l’attendre ? : Parce q’un peu de folie n’est pas pour nous déplaire. Pour rappel l’histoire de Tommy est celle d’un aveugle, sourd et muet qui veut devenir champion du monde de flipper !!

LE crime: Le DVD de THE DEVILS, peut être le film le plus puissant des années 70, n’existe pas encore !

Des raisons d’espérer : King X et Moll Flanders dans les cartons. Mais attention l’âge du capitaine (80 ans) n’augure rien de bon.

Image de prévisualisation YouTube

La qualité de la vidéo ne reflète heureusement en rien celle (magnifique) de la pellicule







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