Bridesmaids

16092011

La vie professionnelle et privée d’Annie Walker n’est pas au beau fixe, tout le contraire de sa meilleure amie, Lillian, qui va prochainement se marier avec un riche banquier. Lorsqu’elle lui demande d’être sa demoiselle d’honneur, Annie oublie ses soucis pour se consacrer à ce rôle, mais c’est sans compter les autres amies de Lillian…

Bridesmaids

On l’a souvent dit, ou écrit, Judd Apatow, a ce talent là, de transformer en or des productions banales qui seraient jusque là passées inaperçues. Il est devenu, l’espace de quelques années, le big boss de la comédie américaine post adolescente mais suffisamment  »trash » ou proche du niveau de la ceinture pour ne pas trop se prendre au sérieux, et accessoirement nous faire marrer. Le mélange improbable, du film sentimental, d’American Pie et du dialogue ciselé. Seul petit hic, ce cinéma, avouons le, était très nettement connoté mâle. Comme si l’humour gras était réservé au sexe fort. Il était donc normal, et prévisible, qu’une nana se lance dans l’aventure (Kristen Wiig du Saturday Night Live au scénario), et tant qu’à faire, produite par J.A. C’est désormais chose faite, Bridesmaids est passée sur les écrans.

En dehors donc de cet humour potache et réjouissant, il y a cette jeune femme en pleine crise d’identité, avec ce refus, ou cette difficulté, de quitter une période de la vie chère à J.A. On n’est donc pas loin d’un copier / coller des masculines décrites ci-dessus. La qualité du film dépendant grandement de l’énergie de son interprète, qui de ce côté-ci, n’est pas avare en effort. Bref, une histoire à laquelle on accroche et on sourit…du moins au début.

Dommage quand même, et à y réfléchir, que la femme se limite toujours à être caricaturée comme un négatif masculin avec 3 trains de retard. C’est une façon de voir les choses certes mais on ne doit quand même pas être très loin de la vérité. Autre reproche, mais ce sont ces productions qui le veulent, c’est la difficulté que le film a, à se terminer. Cette sorte de happy end naïf et fictif. En plus de ne pas dénoter avec le cinéma qui nous est vendu depuis la nuit des temps, c’est assez mou et trop gentil. Le genre de film qui débute fort et original pour s’essouffler petit à petit pour devenir commun et gentillet. Dommage, car il y avait de l’idée, et une sacrée performance d’actrice (Wiig, pas l’horripilante Maya Rudolph).

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