Harry Brown

6042010

Un vieil homme, veuf et ancien marines se trouve aux prises avec des jeunes du quartier. Des jeunes drogués et violents. 

Harry Brown

De prime abord difficile à l’énoncée de l’histoire de ne pas penser au Gran Torino de M. Eastwood. Pourtant, passé la pitch du vieil homme ne voulant plus se laisser faire, on trouve deux films bien différents. A thématique ressemblante, traitement différent. Là où Eastwood campait un amerloc. raciste et irascible, Michael Caine est lui le grand père idéal, bon copain, mari aimant, courtois… Ce qui apportait une touche d’auto-dérision et donc d’humour dans l’un, est replacé par une histoire sombre et glauque. La part d’optimisme présente dans Gran Torino (avec un personnage pas aussi méchant qu’il en a l’air, sous un refrain de « tout le monde peut changer ») n’est pas remplacée, si ce n’est par le constat que dans le monde violent dans lequel nous vivons, abandonnés que nous sommes par les autorités publiques, rien ne vaut la self-défense. Est-ce une extrapolation de ma part ? Une volonté assumée du réalisateur ?

Passé cette interprétation, c’est une évidence de le dire mais le film vaut avant tout pour Michael Caine. L’immense Michael Caine (Le Limier, L’Homme qui Voulut Etre Roi, Pulsions..) éclabousse le film de son talent. Les scènes où apparaissent les sauvageons perdent d’ailleurs beaucoup de crédibilité tant Caine leur fait de l’ombre (le manque de nuance de certaines scènes n’est pas compensé par le talent de certains jeunes interprètes…). Il parait presque certain que le film aurait gagné en émotion à plus s’attarder sur la solitude et les peurs d’un homme de son âge. Le film choisit d’aller sur le terrain de l’action, plus spectaculaire mais évidemment moins profond.

A l’image d’Harry Brown qui éprouve des difficultés à vivre dans le monde actuel, certaines scènes coexistent difficilement ensemble. La finesse du jeu de Caine sied mal avec l’outrance ou la facilité de certaines scènes (la très cheap guérilla urbaine; le dealer ; l’oncle qui n’est finalement pas celui que l’on pensait…). Un patchwork hasardeux dont seul le protagoniste principal ressort plus ou moins indemne.

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