Rabia

10062010

L’amour de 2 immigrés Colombiens à Madrid. Elle travaille dans une maison bourgeoise, lui dans le bâtiment. Tout bascule le jour où Jose Maria tue son chef de chantier, qu’il est recherché et ne trouve d’autre refuge que cette grande bâtisse, où il devra rester silencieux et invisible de tous, de celle qu’il aime y compris.

Rabia

Rabia (la rage) est un huis-clos impitoyable, car s’il est simple sur la forme, il n’en reste pas moins une très forte allégorie. 2 visions de l’immigration s’opposent à travers ce couple d’amoureux colombiens. A force de moqueries, de mépris ou d’ignorance dont ils sont victimes, elle, résignée et soumise, lui, impulsif, fier et finalement incapable de contenir sa rage, tous deux vont se retrouver dans une inextricable situation.

Face à eux, un monde (cette famille bourgeoise dont fortune et gloire ne font que s’étioler) qui vit sur les acquis du passé, feignant une fausse bonne morale (ils se cachent tous pour boire) et dont le futur (cf leurs enfants) s’annonce pour le moins précaire. Pessimiste, Rabia l’est.

Un traitement nuancé (tous les espagnols ne sont pas des racistes au coeur percé, la mère ou le petit fils), un message fort (T’ES IMMIGRE ? ALORS FERME TA GUEULE OU CACHE TOI QUE L’ON NE TE VOIT PAS !), auxquels techniques (huis-clos, plans séquences) et acteurs, ajoutent un peu plus encore de valeur à l’ensemble.

On regrettera juste que la (nécessaire) montée dramatique ne soit pas plus réussie ou mieux amenée. Quoique cela aurait peut-être été perçu comme une facilité à se vautrer dans le larmoyant. A vous de voir.

Valeur en devenir







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