50/50

28112011

Le quotidien d’Adam, 27 ans, bascule le jour où il est diagnostiqué d’un cancer. Il l’annonce alors à sa petite amie, son meilleur ami et sa mère qui, tous trois, vont réagir différemment à la nouvelle et conduire le jeune homme à s’interroger sur la manière dont il veut vivre cette épreuve.

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C’est un film de Jonathan Levine. Pour ceux qui ne le connaissent pas Jonathan Levine, il est le réalisateur qui a eu le bon goût de commettre deux bons crimes : « all the boys love Mandy Lane », slasher conventionnel mais bien sympa, et the wackness, un film plus ambitieux qui retrace l’errance d’un ado dans les rues de new york, durant l’été 1994.

Cette fois-ci, le réalisateur nous revient avec un film qui parle, accrochez vous, du cancer. Ou d’un type qui a un cancer, ce qui revient à la même chose. Mais Jonathan Levine est un mec malin et plutôt doué, et il va transformer notre peur viscéral du pathos et de l’ennui face à ce genre de sujet, en un sentiment léger, en un divertissement de qualité et une histoire pleine d’humanité.

La force du réalisateur tout d’abord, est cette façon qu’il a de présenter des personnages très réels et très précis qui en deviennent archétypaux. Nous les avons croisés ces persos, c’est un sentiment que l’on retrouve film après film : ce mec effacé, ce type qui ne pense qu’à la baise, cette fille studieuse et cette pimbêche, on les connaît, on les côtoie même. Il s’en dégage une extrême familiarité qui nous plonge dans l’histoire avec force et facilité ; on ne regarde pas un film, on suit une conversation entre potes.

Tous ces persos se mélangent et nous avons là une belle tranche de vie, sur un sujet qui appelle habituellement à du drame, à un genre, à une intention, tranche de vie magnifiée par le 35 millimètres et « fictionnée » par la bande son, une des marques de fabrique de Jonathan Levine. Là où il y avait du hip hop dans the wackness, on a droit ici à la « feel-good playlist » qui s’accorde bien avec le visage lisse et sympa de l’acteur principal.

Les acteurs sont un autre point fort du film d’ailleurs. Seth Rogen fait des merveilles dans tous les passages où il apparaît, c’est à dire tout au long du film, dédramatisant le propos de façon si puissante qu’on en oublie totalement la maladie. Et c’est là que c’est balaise, que c’est bien joué et bien écrit. Et c’est surtout là que l’amitié rentre en jeu et qu’elle en devient le coeur du film, malgré elle. Bien pensé !

Les personnages secondaires ne sont pas en reste : on citera les prestations réussies de Anna Kendrick (dont il est difficile de ne pas tomber amoureux) et de Anjelica Huston, géniale comme d’habitude.

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