Gainsbourg Vie Héroique

27022011

Le résumé est mou, mais à l’image du film qu’il décrit on se dit qu’on a que les résumés que l’on mérite.
Le film retrace la vie de Gainsbourg à travers la plupart de ses tendances artistiques, de son apprentissage de peintre au Gainsbarre en passant par le jazz de Saint-Germain et les yéyés.

Gainsbourg Vie Héroique

Tout juste auréolé de 3 César (au cours d’une cérémonie ennuyeuse, peu original et pleine de bides – cf Elie Semoun – comme d’habitude) Gainsbourg Vie Héroique se devait d’avoir quelque lignes sur ce blog. Ce serait-ce que pour prévenir le spectateur attentif et vigilant de la moindre dépense superflue.

Un film sur Gainsbourg ? Oula ça sent le biopic à tendance hagiographe, ça sent le film à performance, ça sent le film à l’américaine mais en moins bien. Un film sur Gainsbourg, et encore plus lorsqu’on a un tant soit peu de ressenti pour son travail, ça sent le projet casse gueule par excellence. Mais rendons à César ce qui lui appartient, Joan Sfar, probablement conscient de l’écueil qui l’attend, préfère tenter de dissiper tout cela en annonçant dès le départ que nous aurons droit à un conte. Pourquoi pas, l’idée est originale et pour peu que l’histoire à conter soit intéressante on est en droit d’espérer un moment sympathique à défaut d’être épanouissant.

Mais c’est là que le bât blesse, si cette manière onirique de représenter la dualité du personnage est amusante et disons le tout net, sauve ce film du ratage total, il faut bien se creuser la tête pour comprendre ce qu’il y a d’héroïque dans ce film, comprendre qu’elle est l’histoire ( que Sfar veut nous raconter à l’exception de cette suite de vignette), comprendre ce qu’il souhaite nous dire. Comprendre à défaut d’apprendre, mais tout ça est vain. Dans les mauvais biopics, l’on nous fait découvrir un personnage mais on ne dit rien. Ici sans se faire d’illusion, on pouvait espérer l’inverse. Car au final, et c’est finalement assez amusant d’y penser, on se retrouve avec un film lisse sur un provocateur. Allez comprendre. Il y avait la lessive qui lave plus blanc que blanc, il y désormais le cinéma français qui rend plus lisse que lisse et s’y complaît.

Faire de la BD c’est bien, faire du cinéma c’est différent. Ce découpage archi convenu et stéréotypé de : une époque une rencontre, est d’un ennui stratosphérique, à en conseiller l’utilisation de son smartphone dans la salle de cinéma. Là il rencontre Vian, là Gréco, là Bardot, là France Gall, mais on le sait tous ça !! ÇA SERT A QUOI DE LE DIRE ?

Le film ne tient donc que par l’interprétation perroquet d’Eric Elmosnino, mais le pauvre il n’ a que peu de matière à se mettre sous la dent et par cette demi-idée de conte vaguement onirique. « Chiant (pas d’histoire), vide (rien à dire) et lisse Monsieur Sfar, ça vous fera 3 César ».

valeurdchue.bmp







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